Chrysler: la Cour suprême gèle la cession à Fiat

Washington — La Cour suprême des États-Unis a annoncé hier sa décision de geler jusqu'à nouvel avis la cession des actifs les plus importants du constructeur automobile américain Chrysler à un consortium mené par l'italien Fiat.

La Cour n'a fourni aucune explication sur sa décision et n'a pas non plus fixé de nouvelle échéance, alors que Fiat peut se retirer à partir du 15 juin, si le processus de reprise n'est pas validé.

Le principal plaignant, le trésorier (républicain) de l'État de l'Indiana Richard Mourdock, s'est dit «enchanté» de ce nouveau développement. «C'est la première fois dans l'histoire des États-Unis que des créanciers possédant des titres de dette garantie n'étaient pas traités en tant que tels», a-t-il souligné, répétant l'un de ses principaux arguments lors d'une interview sur la chaîne de télévision CNBC. M. Mourdock gère trois fonds d'investissement qui ensemble possèdent pour quelque 42 millions de dollars de titres de dette Chrysler.

Le «nouveau Chrysler» qui doit sortir du processus judiciaire doit être détenu par un consortium mené par le constructeur italien Fiat, qui en possédera 20 % (35 % à terme). Les États américain et canadien détiendront 10 %, et un fonds à gestion syndicale 55 %.

Ce plan de reprise, élaboré avec la forte implication de l'administration Obama, a déjà été accepté par un juge des faillites et une Cour d'appel la semaine dernière, ce qui semblait ouvrir à la voie à une sortie très rapide du constructeur de la procédure de redressement sous contrôle judiciaire, six semaines après son dépôt de bilan.

À voir en vidéo