Facile de toucher l'assurance-emploi

Markham — La ministre fédérale des Ressources humaines, Diane Finley, soutient qu'il est inutile de modifier les critères de qualification à l'assurance-emploi parce que les piètres conditions économiques actuelles en facilitent l'accès aux Canadiens.

Selon Mme Finley, 75 % des Canadiens considèrent qu'il est plus facile de toucher des chèques d'assurance-emploi — et pour de plus longues périodes de temps — qu'en octobre dernier. Ce phénomène s'explique par le fait que les critères changent tous les mois, selon les conditions économiques qui prévalent dans une région donnée. Or, si le taux de chômage augmente, il devient plus simple d'accéder à l'assurance-emploi.

Puisque la plupart des régions du Canada vivent des difficultés en matière d'emploi, a noté Mme Finley, plus de gens peuvent s'inscrire à l'assurance-emploi, et pour plus longtemps — ce qui démontre que le système fonctionne.

Les partis d'opposition demandent que les critères d'admissibilité à l'assurance-emploi tiennent compte de 360 heures travaillées, peu importe le lieu de résidence du postulant. À l'heure actuelle, ce barème varie d'une région à l'autre au pays et peut exiger entre 420 et 910 heures travaillées, selon le taux de chômage local.

Les premiers ministres de l'Ontario et des trois provinces les plus à l'Ouest du pays, où les taux de chômage sont plutôt bas, ont déjà fait valoir que la variation des barèmes désavantage leur main-d'oeuvre.

Mais selon Mme Finley, une modification des critères mènerait à une hausse des impôts et à d'autres pertes d'emplois.

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