Le syndicat UAW s'oppose au plan de restructuration de GM

GM a annoncé fin avril un nouveau plan de restructuration prévoyant de fermer 16 usines et de supprimer environ 21 000 emplois.
Photo: Agence Reuters GM a annoncé fin avril un nouveau plan de restructuration prévoyant de fermer 16 usines et de supprimer environ 21 000 emplois.

Detroit — Le syndicat United Auto Workers a demandé au gouvernement américain de rejeter le dernier plan de restructuration de General Motors, estimant qu'il allait supprimer des emplois dans des usines américaines et ouvrir la voie à des importations accrues de véhicules fabriqués dans des unités du groupe au Mexique, en Corée du Sud et en Chine.

Cette opposition de la part du syndicat américain, qui pourrait détenir 39 % de GM, une fois ce dernier restructuré, montre les difficultés du premier constructeur automobile américain à satisfaire les demandes de toutes les parties qui tentent d'éviter sa faillite, d'ici le 1er juin.

«L'UAW vous enjoint de vous joindre à nous pour exprimer votre opposition aux projets de GM de fermer des usines et de supprimer des emplois aux États-Unis, tout en accroissant ses importations en provenance d'autres pays», écrit Alan Reuther, chef lobbyiste de l'UAW, dans une lettre ouverte aux parlementaires américains et datée de lundi.

GM a annoncé fin avril un nouveau plan de restructuration pour se désendetter, prévoyant de fermer 16 usines, dont quatre d'assemblage, et de supprimer environ 21 000 emplois.

M. Reuther a déclaré que GM prévoyait de compenser la production perdue en doublant presque le nombre de véhicules importés de ses usines au Mexique, en Corée du Sud, au Japon et en Chine. «Le nombre total de véhicules que GM importera en 2014 représente la production de quatre usines d'assemblage, le même nombre d'unités que GM prévoit de fermer aux États-Unis», a expliqué Reuther.

GM, qui a bénéficié pour sa survie d'une aide d'urgence publique de 15,4 milliards de dollars depuis le début de l'année, devrait «être obligé de maintenir le nombre maximum d'emplois aux États-Unis», comme condition à une aide supplémentaire, estime Reuther dans cette lettre publiée sur le site de l'UAW.

Une porte-parole de GM n'était pas immédiatement disponible pour un commentaire.

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