Marchés boursiers - Le rebond se poursuit

Un bond des titres énergétiques et miniers a permis à la Bourse de Toronto d'afficher une hausse marquée hier, tandis que les marchés new-yorkais s'en tiraient avec des gains modérés.

L'indice composite S&P/TSX a grimpé de 172,13 points, à 9496,96. Depuis le 10 mars, l'indice-vedette du parquet torontois a avancé de près de 25 %. Le S&P/TSX a toutefois cumulé un recul de 52,52 points sur l'ensemble de la semaine qui se termine, après sept semaines consécutives de gains.

«La Bourse de Toronto, étant passée de 7500 à 9500, va probablement devoir subir un genre de correction — et nous approchons de l'été, une saison plus déprimée», a noté Blair Falconer, gestionnaire de portefeuille chez HSBC Securities Canada. «Alors, je ne crois pas que nous allons continuer à grimper comme nous l'avons fait en avril [lorsque le TSX a pris 7 %]; j'imagine que nous allons plutôt rester sur la touche pour un petit moment.»

Sur Wall Street, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a pris 44,29 points, à 8212,41, tandis que l'indice élargi S&P 500 a bondi de 4,71 points, à 877,52 et que l'indice composite du Nasdaq, à forte composante technologique, a avancé de 1,9 point, à 1719,2 points.

Confiante en un redémarrage proche de l'économie américaine, la Bourse de New York va voir la semaine prochaine son optimisme à l'épreuve d'une nouvelle série d'indicateurs, avec en ligne de mire les très attendus résultats de «tests de résistance» imposés aux banques. «Les résultats des entreprises continuent d'occuper le centre des préoccupations, de même que les indicateurs et leur signification au vu de nos espoirs de reprise», observe Gina Martin, de Wachovia Capital Markets.

Après un léger repli la semaine précédente, l'indice vedette de Wall Street, le Dow Jones a progressé de 1,7 % sur les cinq dernières séances. Il a ainsi bouclé un deuxième mois d'ascension (+7,4 %). Sur les deux mois de mars et avril, il a accumulé un gain de 15,7 %. Le Nasdaq est monté sur la semaine écoulée de 1,5 %, et l'indice Standard & Poor's 500, de 1,3 %.

Après avoir commencé la semaine sur une baisse, nerveuse face aux éventuelles conséquences économiques de l'épidémie de grippe porcine, le marché est revenu rapidement aux fondamentaux de l'économie. Plusieurs indicateurs sont ressortis moins mauvais qu'attendu, et même les chiffres du PIB américain au premier trimestre, pires qu'anticipé avec un plongeon de 6,1 % en rythme annuel, ont été bien accueillis. Car, dans le détail, cette statistique a révélé un rebond des dépenses de consommation, et un fort déstockage par les entreprises, qui pour certains économistes annoncent une reprise prochaine de la production.

La semaine prochaine sera dominée par les chiffres de l'emploi aux États-Unis au mois d'avril, qui s'annoncent une nouvelle fois calamiteux. Mais les investisseurs attendent surtout les résultats les «tests de résistance» auxquelles ont été soumises les 19 plus grandes banques du pays, et qui devrait déterminer lesquelles ont besoin de renforcer leur capital. Ils seront connus jeudi.

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