Selon le New York Times - GM : une faillite «chirurgicale» serait en préparation

Des ouvriers de l’usine GM d’Oshawa chargent des Chevrolet Camaro sur une remorque afin de  les livrer aux concessionnaires.
Photo: Agence Reuters Des ouvriers de l’usine GM d’Oshawa chargent des Chevrolet Camaro sur une remorque afin de les livrer aux concessionnaires.

Détroit — Le département américain du Trésor serait en train de diriger General Motors vers la faillite d'ici au 1er juin, selon le New York Times. Citant des sources proches du dossier, le journal rappelle que le groupe de travail mis en place par le président Obama a passé la dernière semaine à tenir des réunions et des conférences téléphoniques avec des représentants et des conseillers de GM à Detroit et à Washington, et que ces pourparlers devraient reprendre cette semaine.

Selon le New York Times, le but de ces démarches serait de préparer le terrain à une faillite «chirurgicale», c'est-à-dire très précise et rapide.

Les pourparlers auraient en outre pour but d'assurer que les documents relatifs à un recours à la faillite soient prêts à soumettre à la cour dans le cas où la compagnie serait incapable de s'entendre avec certains de ses créanciers afin de transformer des obligations en actions pour une valeur d'environ 28 milliards de dollars américains ou dans le cas où elle ne pourrait s'entendre avec le syndicat des Travailleurs unis de l'automobile qui refuse de faire des concessions si les détenteurs d'obligations n'en font pas.

Une nouvelle compagnie

Une des options envisagées serait de créer une nouvelle compagnie qui achèterait les «bons» actifs de GM très rapidement après la mise en faillite. L'ancienne compagnie conserverait les actifs moins désirables, dont les marques impopulaires, des usines et des engagements liés aux programmes médicaux, et serait progressivement liquidée au fil des ans.

La nouvelle compagnie, avec les «bons» actifs, pourrait émerger de ce processus en moins de deux semaines et bénéficierait d'un financement gouvernemental de 5 à 7 milliards, a indiqué une source au New York Times.

Pour régler les questions liées aux «mauvais» actifs, le reste de General Motors pourrait avoir besoin de 70 milliards, et même plus, en aide gouvernementale.

Depuis qu'il a remplacé Rick Wagoner le 31 mars dernier à la tête de GM, Fritz Henderson a clairement laissé entendre à plusieurs reprises que la faillite de la compagnie était probable, à moins que des ententes ne soient conclues avec les détenteurs d'obligations et le syndicat d'ici au 1er juin.

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