La Bourse de Toronto continue de progresser

Toronto — La Bourse de Toronto a clôturé en hausse et a prolongé à six semaines la durée de son actuel redressement printanier, hier, grâce aux gains réalisés par les actions des secteurs des finances et des produits de base, qui ont compensé la chute des cours du pétrole.

Wall Street a terminé la journée changement notable, les investisseurs étant de plus en plus préoccupés par la possibilité que General Motors se prépare à déclarer faillite.

L'indice S&P/TSX de la Bourse de Toronto a clôturé en hausse de 98,50 points, à 9285,62, ce gain s'ajoutant à la hausse de 1,3 % réalisée tout au long de la semaine dernière. La bourse torontoise affiche une progression de près de 23 % depuis qu'elle a entrepris son redressement, le 10 mars, ce qui laisse croire à certains analystes que le marché pourrait être vulnérable à une chute.

«Ceux qui attendent encore ne doivent pas penser qu'ils ont raté une bonne occasion», a affirmé Avery Shenfeld, économiste en chef chez Marchés mondiaux CIBC.

Wall Street inquiète

La Bourse de croissance TSXV a clôturé à 980,86, en hausse de 11,89 points, tandis que le dollar canadien a terminé la journée à 82,01 ¢US, en hausse de 0,39 ¢US.

La moyenne Dow Jones des 30 valeurs industrielles a perdu 25,57 points et a clôturé à 8057,81 à Wall Street, après avoir terminé la semaine dernière légèrement en hausse. Depuis le 9 mars, alors qu'il a chuté à son niveau le plus bas depuis 1997, l'indice a progressé de plus de 20 %.

L'indice de référence S&P 500 a gagné 2,17 points et a clôturé à 858,73, l'indice composite Nasdaq ayant quant à lui augmenté de 0,77 point, à 1653,31.

Les investisseurs se sont montrés inquiets après que le New York Times eut rapporté que le département américain du Trésor serait en train de diriger General Motors vers la faillite d'ici le 1er juin. Selon le journal, le but de ces démarches serait de préparer le terrain à une faillite «chirurgicale», c'est-à-dire très précise et rapide.

À Toronto, le secteur financier a clôturé en hausse de 2 %, la Banque Royale (TSX:RY) ayant gagné 1,02 $, à 40,60 $, et la Financière Manuvie (TSX:MFC), 48 ¢, à 18,98 $.

Le secteur de l'énergie a progressé de 0,5 % malgré une baisse de 2,19 $ à 50,05 $ du cours du baril de pétrole à la Bourse des matières premières de New York, après que l'Agence internationale de l'énergie eut prédit vendredi que la demande mondiale pour le pétrole chuterait de 2,8 % en 2009.

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