Obama entrevoit une «lueur d'espoir» pour l'économie

Photo: Agence Reuters

Washington — Le président américain Barack Obama, évoquant des signes encourageants, a dit entrevoir hier une «lueur d'espoir» pour l'économie américaine en proie à la récession, à l'issue d'une réunion avec les plus hauts responsables économiques du pays.

«Ce que nous commençons à observer, c'est une lueur d'espoir pour l'économie», a dit M. Obama, citant à l'appui de cette affirmation l'augmentation du nombre de prêts accordés aux petites entreprises, les réductions fiscales qui commencent à prendre effet ainsi que de nouveaux investissements dans les infrastructures et l'énergie.

«Nous commençons à voir du progrès, et si nous nous accrochons, si nous ne flanchons pas devant les difficultés, alors je suis absolument convaincu que nous allons remettre l'économie sur les rails», a-t-il dit.

M. Obama s'exprimait à l'issue d'une réunion à la Maison-Blanche avec le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, le président de la réserve fédérale, Ben Bernanke, et les principaux conseillers économiques de la Maison-Blanche, Lawrence Summers et Christina Romer.

La directrice du régulateur bancaire américain (FDIC), Sheila Bair, et la présidente de l'autorité de régulation des marchés boursiers (SEC), Mary Shapiro, étaient également présentes.

Le président américain a cité de récentes évolutions encourageantes sur la stabilisation du marché immobilier, le déblocage du crédit et les plans d'assainissement du système bancaire.

Au cours de la réunion d'hier, «nous avons discuté de la stabilisation en cours du système financier et de ce qui a déjà été fait», a notamment souligné le président américain, citant la baisse des taux d'intérêt immobiliers parmi les signes d'amélioration.

Plusieurs bonnes nouvelles sont tombées récemment: une réduction drastique du déficit commercial, tombé en février à des niveaux inédits depuis près de 10 ans, l'attente de bénéfices records au premier trimestre pour la banque Wells Fargo, numéro deux du crédit immobilier aux États-Unis, ou encore des prédictions optimistes concernant les ventes de détail en avril.

M. Obama s'est cependant gardé de tout optimisme excessif. «Nous avons toujours été très prudents dans nos prévisions, cela ne va pas changer sous prétexte que c'est Pâques. L'économie est encore terriblement sous pression», a-t-il dit.

«Nous devons garder à l'esprit que quoi que nous fassions, cela doit se traduire en fin de compte par de la croissance économique, des emplois et une augmentation des revenus des Américains», a-t-il poursuivi.

Or, «pour l'instant, nous constatons de nombreuses pertes d'emplois, beaucoup de difficultés, des gens qui se trouvent dans des situations très dures», a-t-il encore déclaré. «Nous avons encore beaucoup de travail à faire, et au cours des prochaines semaines il y aura de nouvelles initiatives de l'administration», a-t-il ajouté.

Le taux de chômage américain atteint des sommets depuis novembre 1983, à 8,5 % en mars.

Wall Street attend avec anxiété une série de résultats d'entreprises la semaine prochaine.

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