Les créanciers acceptent le plan de Quebecor World

Quebecor World Inc. a annoncé hier en fin de journée qu'elle a finalement conclu un accord de principe sur les principales modalités de son plan de réorganisation qui lui permettra de sortir de la protection contre ses créanciers.

L'imprimeur en difficulté a annoncé la chose par voie de communiqué: «Au terme de longues négociations avec ses principaux créanciers, Quebecor World Inc. [...] est heureuse d'annoncer qu'elle a conclu un accord de principe sur les modalités d'un plan de réorganisation consolidé qui servira de base pour élaborer un plan global de réorganisation, d'arrangement ou de compromis qui permettra la refonte de son capital et réduira considérablement son niveau d'endettement par rapport à ce qu'il était avant sa demande de protection contre ses créanciers.»

Selon ce qu'a fait valoir l'entreprise, cet accord de principe «rejoint son objectif de se libérer de la protection des créanciers avec un bilan solide». Le plan de réorganisation, d'arrangement ou de compromis au Canada et le plan de réorganisation complémentaire aux États-Unis, mais aussi les documents d'information connexes, devraient être complétés «d'ici la fin avril».

Ces documents fourniront l'information détaillée concernant la refonte du capital de la société, la contrepartie des créanciers et son nouveau plan d'affaires. Étant donné que le plan doit être élaboré et approuvé, la sortie de la protection contre les créanciers est quant à elle prévue d'ici la mi-juillet.

Par ailleurs, a-t-on insisté hier, «il est très peu probable» que les actions à droit de vote multiple, les actions privilégiées rachetables de premier rang et les actions à droit de vote subalterne en circulation aient une valeur quelconque suivant la mise en oeuvre d'un plan de réorganisation.

Le titre de Quebecor World a clôturé la journée à 8,5 cents à la Bourse de Toronto. L'entreprise a opté pour la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies au Canada et aux États-Unis en janvier 2008. Au cours de cette même année, son action a perdu 99 % de sa valeur. Cela n'a pas empêché son président et chef de la direction, Jacques Mallette, de gagner plus de 2,4 millions de dollars.

À voir en vidéo