Ottawa offre de l'aide aux fabricants de pièces automobiles

Alors que se multiplient les rumeurs voulant que General Motors puisse se placer sous la protection de la loi sur les faillites, Ottawa a annoncé hier une nouvelle aide pour le secteur automobile canadien.

Ottawa — Le ministre canadien de l'Industrie, Tony Clement, a annoncé hier qu'un montant de quelque 700 millions de dollars sera versé à Exportation et développement Canada, pour ensuite être redistribué aux sociétés canadiennes de pièces d'automobiles.

Ottawa aidera aussi les consommateurs en offrant d'honorer les garanties sur les automobiles dans l'éventualité où un constructeur devait disparaître.

Le ministre Clement a de plus indiqué que les gouvernements fédéral et ontarien devaient se préparer à toute éventualité, incluant celle d'une possible restructuration sous la protection de la loi sur les faillites pour GM aux États-Unis et au Canada.

L'agence de presse Reuters a rapporté hier que GM cherchait à se scinder en deux entreprises — l'une réunissant les actifs les plus rentables de la compagnie, l'autre chapeautant ses divisions les moins rentables.

Selon Reuters, le constructeur automobile se préparerait à se protéger de ses créanciers, le temps d'effectuer une telle restructuration, dans les deux pays.

Pas la seule option

M. Clement a dit qu'il préférerait voir GM et Chrysler soumettre des plans de restructuration acceptables aux yeux des gouvernements américain et canadien, qui versent aux deux géants de l'automobile des milliards de dollars sous la forme de prêts d'urgence pour leur permettre de demeurer en vie. Il ne s'agit cependant pas de la seule option pour les constructeurs.

«De toute évidence, nous voulons que les plans de restructuration [de GM et Chrysler] soient approuvés, a déclaré le ministre. Il s'agit de notre priorité et de notre choix premier. Mais ce n'est pas le seul choix. Nous devons nous préparer à d'autres possibilités, incluant le chapitre 11 aux États-Unis et la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies [LACC] ici au Canada.»

La LACC a été utilisée au Canada par de nombreuses entreprises, d'Air Canada à l'ancien producteur d'acier Stelco, afin de faire face à de lourdes dettes et d'autres problèmes financiers.

Les 700 millions supplémentaires annoncés hier par Ottawa portent l'exposition d'Exportation et développement Canada à 1,25 milliard, a indiqué M. Clement.

«Les comptes clients peuvent constituer un des éléments d'actif les plus considérables dans le bilan d'un fournisseur de pièces, et la récente crise mondiale du crédit a réduit l'encaisse des entreprises», a-t-il déclaré.

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