Marchés boursiers - Un recul après huit gains

Toronto — La Bourse de Toronto a clôturé en baisse marquée, hier, les investisseurs ayant décidé de prendre leurs profits après une solide séquence de huit séances consécutives à la hausse. Les marchés new-yorkais ont aussi cédé du terrain, entraînés par le secteur des titres financiers, à la suite d'une série de gains.

L'indice composite S&P/TSX du parquet torontois a reculé de 184,14 points, soit 2,1 %, à 8506,35. Il reste malgré tout en hausse de 935 points, soit 12,4 %, par rapport à sa valeur à la clôture le 9 mars. La longue séquence à la hausse de la Bourse de Toronto a surtout été alimentée par la progression du secteur des finances.

Le dollar canadien a retraité de 12 centièmes, pour clôturer à 80,68 ¢US.

À New York, affichant deux hausses hebdomadaires consécutives, et requinquée par la banque centrale américaine, Wall Street peut espérer continuer sur sa lancée, pour peu que les indicateurs attendus la semaine prochaine montrent des signes de stabilisation de l'économie.

Sur la semaine écoulée, l'indice phare de Wall Street, le Dow Jones, est monté de 0,8 %, à 7278,38 points. C'est la première fois depuis mai 2008 qu'il parvient à enchaîner deux semaines de progression. Le Nasdaq, à dominante technologique, a gagné 1,8 % à 1457,27 points et l'indice élargi Standard & Poor's 500 1,6 % à 768,54 points.

«Cette semaine a été très importante et carrément historique au niveau de l'intervention de la Réserve fédérale américaine», souligne Gregori Volokhine, de Meeschaert New York. Les annonces de la Fed — un rachat massif de bons du Trésor et de titres adossés à l'immobilier, pour un montant qui pourrait s'élever à 1150 milliards de dollars — ont surpris le marché.

Sa «réaction est vraiment intrigante. Dans un premier temps, il les a célébrées, mais ensuite il a pris du recul, se disant que ce n'était peut-être pas la meilleure chose qui soit pour les actions après tout», note Gina Martin, de Wachovia Securities. Pourtant, si les investisseurs craignent une relance de l'inflation après une injection aussi massive de liquidités, l'une des façons de se protéger est d'acheter des actions, relève M. Volokhine.

La semaine prochaine, le marché aura encore l'occasion de juger de l'état du secteur immobilier, avec la publication des ventes ventes de logements anciens (lundi) et neufs (mercredi) pour février. «Entre l'immobilier, les commandes de biens durables et les indicateurs sur les consommateurs, tout va être important alors que le marché cherche des raisons pour être plus optimiste», estime Mme Martin.

Les chiffres des commandes de biens durables pour février seront publiés mercredi, tandis que la semaine se terminera avec des indications sur l'un des moteurs de l'économie américaine, la consommation. Vendredi, le marché attendra les chiffres sur les dépenses et revenus des ménages, mais aussi l'estimation définitive pour mars de l'indice de confiance des consommateurs mesuré par l'université du Michigan. La veille, l'estimation finale du PIB des États-Unis au quatrième trimestre 2008 aura été diffusée.

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