La Bourse conserve son élan

Les marchés new-yorkais sont restés prudents hier, mais Toronto a terminé en hausse pour une cinquième séance consécutive.
Photo: Agence Reuters Les marchés new-yorkais sont restés prudents hier, mais Toronto a terminé en hausse pour une cinquième séance consécutive.

L'espoir d'une fin de récession en vue aux États-Unis a permis à la Bourse de Toronto de terminer en hausse pour une cinquième séance consécutive. New York n'a pas suivi, la prudence s'étant installée dans les dernières minutes de la séance, même si le secteur financier demeurait sur la voie de la reprise.

Les principaux indices nord-américains ont évolué en forte hausse hier, pour perdre du rythme au cours de la dernière heure de la séance. L'indice S&P/TSX de la Bourse de Toronto a tout de même terminé avec un gain de 83,32 points, ou de 1 %, à 8386,71. L'indice baromètre termine ainsi en hausse pour une cinquième séance consécutive, le rebond cumulé au cours de cette séquence positive dépassant les 10 %. La composante institutions financières a conservé son rôle vedette, prenant 2,3 % hier, après une poussée de plus de 18 % la semaine dernière.

La semaine dernière, Citigroup puis Bank of America avaient ouvert le bal en annonçant avoir retrouvé le chemin de la rentabilité au cours des deux premiers mois de 2009. Hier, la banque britannique Barclays a également fait état d'une amélioration de ses activités. Les investisseurs voient dans ces déclarations les premiers signes que les nombreux plans d'aide offerts aux banques par les gouvernements commencent à porter leurs fruits. «Le marché avait réagi positivement simplement parce que beaucoup des programmes sont en train d'être appliqués, et cela aide les banques en particulier», a souligné Owen Fitzpatrick, de Deutsche Bank.

La séance a également été dominée par de nouvelles projections du président de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, misant sur une fin de récession en 2009 et sur une reprise de l'activité économique l'an prochain. Il a cependant réitéré que l'atteinte de cette cible demeure conditionnelle à la stabilisation du système financier. Cette reprise demeure tributaire d'un retour des pratiques commerciales des institutions bancaires en matière d'octroi du crédit à des conditions plus normales, a ajouté M. Bernanke.

À New York, Wall Street a évolué en territoire positif au cours de l'essentiel de la séance, prenant jusqu'à 2 % en cours de route, pour reculer dans la dernière heure. Le Dow Jones a abandonné 7,01 points, ou 0,1 %, après avoir additionné quatre séances consécutives de hausse. L'indice élargi Standard & Poor's 500 a quant à lui reculé de 0,4 % (2,66 points), à 753,89 points. La semaine dernière, cet indice représentatif avait bondi de 10,7 %.

Jusque-là, les investisseurs avaient fait la sourde oreille à une statistique soulignant que la production industrielle aux États-Unis avait baissé en février pour le quatrième mois de suite. Elle a chuté de 1,4 %, pour tomber à son plus bas niveau depuis sept ans. Et la tendance ne semble pas près de s'interrompre, car l'activité industrielle autour de New York a encore chuté en mars.

Le marché obligataire a fortement baissé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans est remonté à 2,95 % contre 2,89 % vendredi soir et celui à 30 ans à 3,77 %, contre 3,67 % vendredi.

Le Devoir, avec l'Agence France-Presse

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