Le porc donne un bon coup de pouce à la Coop fédérée

Si tous les secteurs d’activité de l’entreprise ont contribué à l’amélioration des résultats de la Coop fédérée, la hausse de l’excédent «est essentiellement attribuable à une forte progression de l’excédent d’Olymel, principaleme
Photo: Agence Reuters Si tous les secteurs d’activité de l’entreprise ont contribué à l’amélioration des résultats de la Coop fédérée, la hausse de l’excédent «est essentiellement attribuable à une forte progression de l’excédent d’Olymel, principaleme

Après quelques années difficiles, la Coop fédérée a présenté hier des résultats financiers de nature à réjouir ses sociétaires. Pour l'exercice terminé le 31 octobre 2008, l'excédent avant ristournes a fait un bond de près de 75 % pour atteindre 71 millions, ce qui a permis de déclarer le montant de ristournes le plus élevé de toute son histoire de 87 ans, soit 30 millions.

Environ le tiers de cette somme sera versé le moment venu sous forme d'argent comptant aux 52 000 membres des 95 coopératives qui font partie du réseau de la Coop fédérée. Environ la moitié de ces 30 millions sera attribuée aux membres sous forme de parts privilégiées et l'autre moitié ira aux coopératives qui, elles, en redistribueront une partie à leurs membres en février 2010 au terme du processus. Pour l'instant, les membres doivent perçoivent une partie des ristournes de 10 millions allouées pour l'exercice de 2007. «Ces ristournes vont aider les producteurs à traverser la crise économique», a souligné Claude Lafleur, chef de la direction, lors de l'assemblée générale annuelle tenue à Québec.

Tous les secteurs d'activité de l'entreprise ont contribué à cette amélioration des résultats, mais «cette hausse de l'excédent est essentiellement attribuable à une forte progression de l'excédent d'Olymel, principalement dans le secteur porcin», a précisé Denis Richard, président de la Coop fédérée. Or, c'est le secteur porcin qui a causé le plus de problèmes financiers au cours des dernières années, ce qui a entraîné une rationalisation importante de la production et un conflit majeur avec les employés de son usine de Vallée-Jonction.

Exercice record pour Olymel

«L'exercice 2008 représente, sans contredit, pour Olymel, le meilleur de son histoire», a déclaré Réjean Nadeau, président-directeur général d'Olymel, une entreprise dont les ventes ont atteint 2,03 milliards, en baisse de 29 millions. La restructuration a entraîné une diminution des coûts de production de 30 millions. En contrepartie de la progression du dollar canadien et du recul des volumes d'abattage, il y a eu une forte demande en provenance de la Chine et de la Russie, qui a fait augmenter considérablement les prix dans le secteur du porc frais.

Dans l'est du Canada, Olymel présente un taux d'utilisation de ses usines d'abattage de 98 % et transforme sensiblement le même nombre de porcs qu'avant la restructuration. La production porcine au Québec a atteint un nouveau sommet en 2008, avec 7,4 millions de porcs abattus. L'usine albertaine a également connu un redressement important et a enregistré un profit au lieu d'une perte comme en 2007. Malgré les bons résultat de 2008, Olymel accumule tout de même une perte de 150 millions au cours des cinq dernières années.

M. Lafleur souligne que 2008 a été une année exceptionnelle sur fond de crise alimentaire, mais avec la chute du prix du pétrole, la Chine achète beaucoup moins de porcs et le refoulement de la production aux États-Unis aura pour résultat que les prix vont s'écraser, à moins d'un rebondissement de l'économie, ce qui de toute évidence n'est pas assuré.

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