Investissements dans les infrastructures

Christian Paradis
Photo: Jacques Nadeau Christian Paradis

Il y avait 300 personnes au déjeuner de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain hier pour entendre la première allocution postbudgétaire de Christian Paradis, ministre des Travaux publics et des Services gouvernementaux et ministre responsable du Québec et de la région de Montréal.

Le ministre a été applaudi une seule fois pendant son allocution, lorsqu'il a déclaré ceci: «Il faut que l'argent soit versé rapidement pour avoir des pelles dans la terre dès le printemps. On va rendre le processus d'approbation des projets plus souple. On veut moins de formalités administratives, moins de paperasse et de taponage.» La majorité des gens présents étaient beaucoup plus désireux de savoir quand et comment les sommes d'argent promises dans le budget fédéral se retrouveraient sur le terrain que d'entendre raconter de nouveau ce que contenait ce budget.

Parmi les gens présents dans la salle, on voyait à la table d'honneur les maires Gérald Tremblay de Montréal, Gilles Vaillancourt de Laval et Claude Gladu de Longueuil. Il y avait aussi le président de la Société du Vieux-Port, Bernard Roy, le président du conseil d'Aéroport de Montréal, Pierre Martin, Simon Brault, représentant le milieu théâtral, et Guy Hachey, de Bombardier aéronautique; bref, des gens vivement intéressés par les programmes d'investissement du gouvernement.

En présentant le ministre, Michel Leblanc, président de la Chambre, n'a pas manqué de souligner «la grande capacité d'écoute de M. Paradis, ce qui est précieux dans le contexte actuel». Puis, il a précisé que l'écoute n'allait pas suffire: «C'est par l'action sur le terrain que nous allons juger de la réussite.» Le ministre, dont c'était le baptême sur la scène montréalaise, a eu l'humilité de reconnaître qu'il avait «de gros souliers à chausser pour remplacer son ancien collègue, Michael Fortier».

Pour ce qui est des projets, le ministre s'en est tenu à des généralités: «Tous les Québécois ont intérêt à ce que ça marche à Montréal.» Où faut-il investir? «Dans toutes sortes d'infrastructures: des routes, des ponts, des viaducs, des systèmes d'aqueduc et d'égouts, des autoroutes, des tunnels, dans le savoir, les universités.» Plus spécifiquement, il a mentionné les projets déjà connus de 212 millions de dollars au pont Champlain et de 407 millions dans Via Rail pour réduire de 30 minutes le temps de voyage entre Montréal et Toronto. Il a mentionné aussi «le dossier du Quartier des spectacles, qui avance à bons pas. On travaille étroitement avec la Ville et le gouvernement du Québec. J'ai confiance que le tout va être finalisé bientôt».

Avec autant d'investissements, n'y a-t-il pas un risque de dérapage comme cela s'est produit dans le cas des commandites? La réponse: «C'est sûr que ça va prendre des contrôles. Dans le budget, on a prévu que des rapports seraient déposés au Parlement, un cet été, un autre cet automne. On va suivre ça à la lettre. Il y aura des directives politiques pour qu'il y ait des redditions de comptes et que l'argent soit utilisé à bon escient.»

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