Marchés boursiers - L'économie se détériore, les marchés suivent

Les marchés boursiers ont clôturé la journée en baisse marquée, hier, les indices témoignant du repli économique qui se poursuit et de nouvelles mises à pied.

À Toronto, l'indice composite S&P/TSX a terminé la journée en baisse de 67,86 points, à 8694,90. Le dollar canadien a reculé de 22 centièmes, à 81,53 ¢US, après que Statistique Canada eut annoncé que le PIB avait diminué de 0,7 % au mois de novembre, enregistrant des reculs dans presque tous les secteurs.

Du côté de New York, la moyenne Dow Jones des valeurs industrielles a chuté de 148,15 points, clôturant la séance à 8000,96, après que des données eurent démontré que l'économie américaine avait connu sa pire performance en 26 ans, à la fin de l'an dernier.

Stabilisée, mais toujours fragile, la Bourse de New York espère pour la semaine prochaine un nouveau plan de sauvetage des banques, exsangues, avec en toile de fond une série d'indicateurs économiques, dont les très sensibles chiffres de l'emploi.

«On sait désormais que la situation économique est grave, on attend des nouvelles de Washington qui permettraient d'être un peu plus optimiste», explique Gina Martin, de Wachovia Capital Markets.

Sur la semaine écoulée, le Dow Jones a perdu 1 %. Même stabilité pour le Nasdaq, à dominante technologique, qui finit à 1476,42 points (-0,1 %) et l'indice élargi S&P 500, à 831,95 points (-0,7 %).

Après avoir aligné trois séances de hausse en début de semaine, Wall Street a replongé en fin de semaine, cédant sous le poids de résultats d'entreprises décevants et de sombres indicateurs économiques. En point d'orgue, les chiffres du PIB ont montré une contraction de 3,8 % de la première économie mondiale au quatrième trimestre, en rythme annuel, le repli le plus marqué en 26 ans.

Hésitation

«On tourne un peu en rond. Le marché hésite», commente Gregori Volokhine, responsable de la stratégie à Meeschaert New York. «On a besoin d'une grosse intervention de l'État, porteuse d'espoir, mais on ne sait pas si elle va porter ses fruits», relève-t-il. Les investisseurs restent anxieux de la situation du système financier, qui reste au bord du gouffre malgré les multiples et coûteuses interventions des pouvoirs publics américains.

Les chiffres mensuels de l'emploi, indicateur très redouté publié vendredi, ne manqueront pas de donner des sueurs froides aux investisseurs, qui craignent le pire alors que les sociétés continuent d'annoncer des suppressions de postes massives.

À voir en vidéo