Le Forum de Davos en temps de crise

Genève — Les organisateurs du Forum économique mondial qui débutera mercredi à Davos, en Suisse, affirment que les participants se pencheront sur la crise économique actuelle, mais aussi sur ce qui lui succédera.

L'événement de cinq jours réunira des dizaines de leaders et de ministres des Finances représentant plusieurs pays, ainsi que les dirigeants de certaines des plus grosses sociétés du monde. Les participants pourraient avoir du mal à dépasser leurs préoccupations économiques actuelles, mais le responsable de l'événement, Klaus Schwab, soutient qu'il faut essayer. «Nous sommes encore en pleine crise, disons-le. Mais nous examinerons le monde après la crise, parce que celle-ci transformera les choses, et le monde en sera certainement changé», prédit M. Schwab, le fondateur du forum, institué il y a 39 ans.

La crise financière déclenchée en partie par les difficultés du secteur des prêts hypothécaires américains pose un défi pour un forum qui a toujours préconisé des approches axées sur les lois du marché, combinées à une saine gouvernance, pour résoudre les problèmes mondiaux allant des changements climatiques au terrorisme. Certains participants sont eux-mêmes enfoncés dans la crise, comme Citigroup Inc., qui a perdu des milliards de dollars, et qui sera quand même représenté par quatre cadres à Davos.

Le premier ministre chinois, Wen Jiabao, son homologue russe Vladimir Poutine, des chefs d'État et de gouvernements européens, japonais et mexicains sont également attendus. On ignore qui représentera l'administration américaine.

Les dirigeants des plus grandes banques centrales du monde seront présents, sauf celui de la réserve fédérale américaine, Ben Bernanke.

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