Le FRAPRU propose le logement social pour faire face à la crise

Lors du dernier recensement mené au Québec, 60 % de la population était propriétaires.
Photo: Jacques Grenier Lors du dernier recensement mené au Québec, 60 % de la population était propriétaires.

Le logement social pourrait contribuer à aider le Canada et le Québec à faire face au ralentissement économique. C'est du moins ce qu'estime François Saillant, du Front d'action populaire en réamémagement urbain.

Selon lui, non seulement cette forme d'investissement répond à des besoins sociaux, mais elle peut aussi être créatrice d'emplois, favoriser l'utilisation de matériaux canadiens et aider à préserver des emplois dans le secteurs manufacturier et de la construction.

Outre les locataires, la pression économique risque aussi d'affecter certaines personnes qui ont récemment accédé à la propriété et qui se retrouvent fortement endettées. Pour François Saillant, plusieurs ont fait des efforts considérables, mais leur nouveau statut pourrait ne tenir qu'à un fil dans une période financière caractérisée par des pertes d'emplois.

Lors du dernier recensement mené au Québec, 60 % de la population était propriétaires. Un plafond, selon le FRAPRU, qui maintient qu'il peut être périlleux de vouloir se lancer à tout prix dans l'accès à la propriété et qu'il importe de développer d'autres possibilités, comme la formule coopérative.

Pour 2009, le FRAPRU compte suivre les engagements pris par Jean Charest lors de la dernière campagne électorale, promettant de financer 3000 logements sociaux par année pendant cinq ans. Le budget fédéral du 27 janvier sera également scruté à la loupe, alors que la Coalition NPD-libéraux s'était avancée pour financer du logement abordable et que, depuis, les conservateurs ont ouvert la porte en ce sens.

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