Certicom recommande à ses actionnaires de rejeter l'offre de RIM

Mississauga, Ontario — Certicom a poursuivi hier son offensive visant à bloquer l'offre d'achat hostile de Research in Motion, publiant un rejet officiel de la proposition de 66 millions $.

L'entreprise de la région de Toronto spécialisée dans les technologies de protection des données, qui compte Research in Motion (RIM) parmi ses clients depuis plusieurs années, a affirmé que ses actions valaient davantage que le prix de 1,50 $ par action proposée par RIM. L'offre d'achat du fabricant du BlackBerry évalue la société à environ 66 millions $.

Rarement profitable dans son existence, Certicom affirme qu'elle détenait au 31 octobre des actifs fiscaux qui représenteraient une valeur de 1,07 $ par action pour une compagnie rentable comme RIM, en plus d'un total de 91 cents l'action en espèces et quasi-espèces.

L'action de Certicom a pris 8 cents hier pour clôturer à 1,80 $, sa valeur la plus élevée depuis que RIM a annoncé son offre d'achat. Les actions de Research in Motion ont pour leur part perdu 3,29 $, terminant la séance à 50,03 $ à la Bourse de Toronto.

«Après avoir fait examiner la situation par un comité spécial composé d'administrateurs indépendants et de ses conseillers financiers et juridiques, le conseil d'administration a conclu que l'offre de RIM était significativement sous-évaluée, opportuniste et qu'elle ne représentait pas le meilleur intérêt des actionnaires de Certicom», a indiqué la compagnie, par voie de communiqué.

Elle a ainsi recommandé aux actionnaires de ne pas accepter l'offre.

Certicom avait annoncé en quelques heures plus tôt avoir demandé à une cour ontarienne de bloquer l'offre d'achat hostile de Research in Motion, alléguant que celle-ci viole des ententes de confidentialité conclues entre les deux compagnies.

Certicom a indiqué, par voie de communiqué hier, que l'offre d'achat contrevient aux accords de confidentialité signés par RIM en 2007 et 2008.

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