New York - Le prix du pétrole baisse sur un fond d'inquiétude

Malgré plusieurs éléments favorables aux prix, comme le léger repli du dollar ou le temps froid qui s’installe, ceux-ci ont encore cédé du terrain.
Photo: Agence Reuters Malgré plusieurs éléments favorables aux prix, comme le léger repli du dollar ou le temps froid qui s’installe, ceux-ci ont encore cédé du terrain.

New York — Les prix du pétrole se sont encore repliés hier à New York sous le poids des inquiétudes pour l'économie mondiale qui persistent à l'approche de la nouvelle année, le baril terminant sous les 40 $US.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour livraison en février, nouveau contrat de référence, a fini à 39,91 $, en baisse de 2,45 $ par rapport à son cours de clôture de vendredi. Les prix avaient glissé en fin de semaine passée jusqu'à 32,40 $, un niveau qui n'avait pas été vu depuis le 9 février 2004, sur le contrat de référence pour livraison en janvier qui expirait.

Les prix ont reculé sur fond «d'un peu plus d'inquiétudes pour les perspectives économiques et sur l'incapacité pour l'économie mondiale de se reprendre malgré les différents plans de relance», alors que l'année se termine, a expliqué l'analyste John Kilduff, de MF Global.

Malgré plusieurs éléments favorables aux prix, comme le léger repli du dollar ou le temps froid qui s'installe, ceux-ci ont encore cédé du terrain.

Pour son premier jour en tant que contrat de référence, le contrat pour livraison en février a coté moins de 40 $US. Les échanges sur le nouveau contrat étaient très attendus, étant donné la chute observée vendredi pour l'expiration du contrat de janvier, qui avait pâti du manque de capacité de stockage à Cushing, dans l'Oklahoma. Les investisseurs avaient alors dû se débarrasser de ce contrat en urgence.

Par ailleurs, «le marché a perdu confiance dans l'OPEP», selon John Kilduff, alors que les attaques envers la crédibilité du cartel se multiplient. Le 17 décembre, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole a décidé de réduire sa production de 2,2 millions de barils supplémentaires par jour à partir du 1er janvier. Vendredi, le président du cartel Chakib Khelil a proclamé la volonté de l'organisation d'abaisser sa production «jusqu'à ce que les prix se stabilisent».

De nombreux acteurs du marché considèrent que l'action de l'OPEP n'est pas efficace face à une demande de pétrole en fort ralentissement, sur fond de crise économique.

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