Les détaillants québécois ont tort d'être inquiets pour les Fêtes

Les détaillants québécois n'ont pas à être inquiets. Leurs ventes pour la période de novembre et décembre vont demeurer sensiblement au même niveau que celles de l'an dernier, si l'on en croit les résultats d'un sondage mené pour le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD).

Les ménages québécois ne sont pas influencés par les difficultés financières vécues aux États-Unis et ailleurs dans le monde, a avancé hier le président-directeur général du CQCD, Gaston Lafleur, lors d'une conférence de presse. Les emplois sont là, les revenus sont là, les prix de l'essence ont baissé de sorte que les consommateurs québécois ne partagent pas le stress des Américains, a affirmé M. Lafleur.

Selon le sondage réalisé auprès de 1002 personnes, entre le 21 octobre et le 2 novembre, les dépenses pour la période des Fêtes, en cadeaux et en réceptions, se situeront autour de 700 $. Ce montant n'est que légèrement inférieur à celui de l'an dernier.

En fait, la dépense moyenne des ménages québécois pour la période des Fêtes s'établira à 644 $ cette année comparativement à 681 $ en 2007 et à 711 $ en 2006. Tout près de 60 % de ces montants ont trait aux cadeaux et le reste va en réceptions, repas et boissons.

«Ce qu'on a sondé auprès des consommateurs québécois ne sont pas des achats importants, comme des véhicules automobiles et gros appareils électroménagers, mais plutôt des cadeaux qu'on veut offrir et des réceptions», a signalé le p.-d.g. du Conseil québécois du commerce de détail.

«L'environnement externe, nord-américain ou mondial, ne semble pas avoir une influence significative sur les intentions d'achat pour la période des Fêtes de nos consommateurs», a fait valoir M. Lafleur qui estime en outre que l'inquiétude des détaillants n'est pas fondée. «Elle est due à l'environnement médiatique qui inquiète un peu tout le monde.»

Il reste qu'à la question du sondage portant sur l'influence de la situation économique difficile sur les achats des Fêtes de cette année, moins de répondants que l'an dernier ont dit qu'ils n'en tiendront pas compte. L'an dernier, ils étaient 71 % à répondre qu'ils ne tiendraient pas compte de ce facteur. Cette proportion a glissé à 60 % cette année.

Un autre élément du sondage pointe vers une réduction des achats envisagés au Québec. AInsi, 6 % des répondants ont indiqué qu'ils prévoyaient effectuer des achats de Noël aux États-Unis cette année, contre 3 % l'an dernier.

La période des Fêtes est importante pour les détaillants québécois. Ils y réalisent généralement de 22 à 23 % de leurs ventes.