Informatique - La FIQ se transforme

Après trente années d'existence discrète et se limitant à un rôle d'observateur, la Fédération de l'informatique du Québec (FIQ) prend un virage vers un leadership beaucoup plus affirmé et «une action sur tous les fronts». Parmi les défis les plus pressants il y a celui d'attirer davantage de jeunes dans cette industrie, qui leur est devenue moins attrayante depuis l'éclatement de la bulle technologique en 2000. La FIQ change même de nom et devient maintenant Réseau ACTION TI.

Jacques Topping, un entrepreneur très connu dans l'univers informatique québécois depuis une vingtaine d'années, qui est président de la FIQ depuis septembre 2007, continuera d'occuper le même poste dans cette nouvelle entité qui représente une industrie comptant 6000 entreprises et 160 000 travailleurs. «Chaque emploi qu'on perd signifie un manque à gagner de 120 000 $», souligne le président. Or, selon TechnoCompétences, il y aura un peu plus de 8000 postes à pourvoir par année d'ici à 2011 dans les technologies de l'information, c'est-à-dire au minimum 21 000 emplois. Ne pas pourvoir ces postes représenterait une perte de 2,5 milliards dans l'économie québécoise. La délocalisation fait partie des craintes, tout comme l'impact que la crise financière actuelle pourrait avoir sur cette industrie, dont la croissance économique est largement tributaire de l'adoption des innovations technologiques par les entreprises et le public. Des conditions de crédit plus serrées risquent de ralentir la consommation, ce qui fait que les conditions actuelles sont incertaines.

Comme la FIQ est essentiellement «un réseau de réseaux», il a fallu depuis un an et demi discuter avec les six sections régionales autonomes de cet ensemble pour en arriver aux changements annoncés hier. La FIQ est une organisation qui compte 2250 membres, c'est-à-dire des individus et non des entreprises, et qui a 10 000 clients à qui elle offre divers services. Elle fonctionne en somme grâce au travail de 300 bénévoles.

Réseau ACTION TI vise à répondre à trois grands objectifs qui ont été mis au jour par des sondages menés au sein de l'industrie: valorisation, mobilisation et action. «L'industrie souhaite une organisation forte, crédible et représentative pour assumer le leadership nécessaire», souligne M. Topping. Actuellement, la situation est bonne dans le créneau des jeux vidéo, mais, depuis l'éclatement de la bulle technologique, qui a entraîné le licenciement de nombreux employés, les étudiants ont été attirés ailleurs. Les besoins demeurent toutefois importants dans plusieurs grandes entreprises, par exemple chez Bombardier où les technologies de l'information sont au coeur de son organisation de production. Réseau ACTION TI lance donc ses activités à partir d'un programme élargi et centré sur les besoins: on veut d'abord susciter des carrières, en faisant des interventions auprès des établissements d'enseignement à partir de la classe de Ve secondaire jusqu'à l'université, en ayant des banques de données sur les étudiants, en proposant des réorientations de carrière par le recrutement de comptables, d'ingénieurs et autres spécialistes.

Réseau ACTION TI vise à répondre à trois grands objectifs qui ont été mis au jour par des sondages menés au sein de l'industrie: valorisation, mobilisation et action. «L'industrie souhaite une organisation forte, crédible et représentative pour assumer le leadership nécessaire», souligne M. Topping. Actuellement, la situation est bonne dans le créneau des jeux vidéo, mais, depuis l'éclatement de la bulle technologique, qui a entraîné le licenciement de nombreux employés, les étudiants ont été attirés ailleurs. Les besoins demeurent toutefois importants dans plusieurs grandes entreprises, par exemple chez Bombardier où les technologies de l'information sont au coeur de son organisation de production. Réseau ACTION TI lance donc ses activités à partir d'un programme élargi et centré sur les besoins: on veut d'abord susciter des carrières, en faisant des interventions auprès des établissements d'enseignement à partir de la classe de Ve secondaire jusqu'à l'université, en ayant des banques de données sur les étudiants, en proposant des réorientations de carrière par le recrutement de comptables, d'ingénieurs et autres spécialistes.