Marchés boursiers - Une note positive

Les marchés nord-américains ont terminé la séance d'hier sur une note positive, les investisseurs ayant fait abstraction des décevantes données sur l'emploi et s'étant mis à la recherche d'aubaines.

L'indice S&P/TSX de la Bourse de Toronto a gagné 40,80 points et fermé à 9596,21, mettant un terme à une autre semaine agitée au cours de laquelle des baisses et des hausses de plus de 100 points ont été enregistrées. Néanmoins, l'indice torontois a terminé la semaine en recul de 1 %, alors que la perspective de problèmes économiques plus sérieux l'an prochain s'est mêlée à la chute poursuivie des prix du pétrole.

Le dollar canadien, de son côté, a terminé la journée à 84,18 ¢US, en progression de 26 centièmes.

À Wall Street, la moyenne Dow Jones des 30 valeurs industrielles a gagné 248,02 points et terminé la séance à 8943,81. L'indice S&P 500 a enregistré un gain de 26,11 points et clôturé à 930,99, l'indice composite Nasdaq ayant quant à lui augmenté de 38,70 points, à 1647,40.

La Bourse de New York a rebondi hier après deux séances de chute, malgré l'importante dégradation du marché de l'emploi américain et des pertes abyssales de General Motors, au bord du dépôt de bilan: le Dow Jones a gagné 2,9 % et le Nasdaq 2,4 %. L'indice élargi Standard & Poor's 500 a progressé de 2,9 %.

«Le marché rebondit après deux séances de fortes baisses», a noté Owen Fitzpatrick, de la Deutsche Bank. Le Dow Jones avait perdu mercredi et jeudi plus de 10 %, un recul plus vu depuis octobre 1987. L'indice-vedette de Wall Street a repris environ la moitié de ses pertes de la veille. «Ce n'est pas vraiment un signe d'enthousiasme», a jugé Gregori Volokhine, de Meeschaert New York.

Les investisseurs ont été confrontés à de nouveaux signes concrets de la profondeur de la crise économique qui touche les États-Unis. La première économie mondiale a détruit en octobre 240 000 emplois, plus qu'anticipé par le marché, et le chômage a bondi à 6,5 %, son plus haut niveau depuis 14 ans et demi.

En forte hausse une grande partie de la séance, les indices ont brièvement effacé une partie de leurs gains après la première conférence du président élu des États-Unis, Barack Obama, consacrée à la situation économique. «Quelques âmes innocentes espéraient qu'il annoncerait des mesures, alors qu'en fait il a rappelé qu'il ne serait président qu'à partir du 20 janvier», a observé M. Volokhine. «Il a par contre rassuré en promettant un plan de relance rapidement, c'est important parce qu'on en est à un point où il faut vraiment essayer d'éviter un effondrement de la consommation», a ajouté le stratégiste.

Les valeurs liées aux matières premières, massacrées ces derniers jours, ont particulièrement rebondi, à l'image de la première capitalisation du Dow Jones, le pétrolier ExxonMobil, en hausse de 4,2 %, à 72,47 $US. Le géant de l'aluminium Alcoa a pris 6,2 %, à 10,90 $US.

Le marché obligataire a baissé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a progressé à 3,78 %, contre 3,71 % jeudi soir, et celui à 30 ans à 4,26 %, contre 4,2 % la veille.