Marchés boursiers - Toronto se replie malgré un gain du secteur de l'or

Toronto - La Bourse de Toronto a clôturé en léger repli hier, l'or représentant le seul point positif alors que les marchés s'inquiétaient toujours d'une guerre éventuelle en Irak.

L'indice composite S&P/TSX a cédé 32,87 points, ou 0,5 %, à 6559,68.

À Wall Street, le Dow Jones a perdu 40,55 points (0,5 %), à 8000,60, et le Nasdaq composé,12,22 points (0,9 %), à 1334,32. L'indice S&P 500 a pour sa part cédé 6,04 points (0,7 %), à 845,13.

Sur le parquet torontois, les titres aurifères ont grimpé de 1,6 % en raison de la vigueur du cours du lingot. Les investisseurs ont joué la carte des valeurs sûres, faisant une fois de plus profiter le secteur de l'or des craintes liées à la guerre. «Il ne se produira rien tant que la situation en Irak ne se sera pas stabilisée», a dit John Kinsey, gestionnaire de portefeuille chez Caldwell Securities. «C'est comme si [les marchés] étaient dans un étau.»

Dans l'ensemble, sept des dix sous-groupes du TSX ont terminé en baisse, le sous-groupe de la finance reculant de 0,8 % après trois séances consécutives de gains. Les marchés surveillaient le secteur de près depuis quelques jours en raison des offres déposées par l'assureur-vie Great-West et la Financière Manuvie pour le rachat de la Corporation Financière Canada-Vie.

À New York

À Wall Street, la réapparition des craintes d'une guerre en Irak sur le marché boursier américain s'est traduite par des prises de bénéfice sur les gains de près de 300 points accumulés par le Dow Jones durant les deux séances précédentes.

Washington et Londres ont rédigé une résolution demandant le feu vert de l'ONU à une intervention en Irak, semblant dans l'intervalle vouloir gagner un soutien international plus grand à leur cause. Pendant ce temps, les forces britanniques et américaines continuent de grossir dans le Golfe, au sud de l'Irak.

«Les Nations unies continuent de discuter de l'Irak et l'opinion publique fait que cette question est au premier plan sur les marchés, commente Jack Caffrey, de JP Morgan Private Bank. Les investisseurs sont obligés d'en tenir compte dans leurs plans, tout comme les entreprises pour leurs dépenses.»

Le marché n'a guère tenu compte d'une statistique favorable, celles des mises en chantier, qui ont contre toute attente augmenté en janvier de 0,2 %, à leur volume le plus élevé depuis la mi-1986, les taux des crédits immobiliers étant jugés très intéressants.

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