Le trafic aérien a continué à ralentir en mars

Genève — Le trafic aérien international a confirmé sa tendance au ralentissement au mois de mars, en raison notamment de l'impact de la crise du crédit aux États-Unis sur le transport aérien, a annoncé hier l'Association internationale du transport aérien (IATA).

L'IATA a d'autre part exhorté l'ensemble du secteur, qui doit aussi faire face à la hausse des cours du pétrole et à un ralentissement de l'économie mondiale, à prendre des mesures pour se renforcer.

La demande de passagers n'a crû que de 4 % en mars, en données corrigées des augmentations de trafic exceptionnelles dues aux vacances de Pâques, selon l'IATA, qui relève que cette croissance n'a été que de 4,3 % dans la région Asie-Pacifique, dont les taux de croissance sont pourtant censés l'immuniser contre les effets de la crise américaine. Le trafic aérien international au Moyen-Orient a continué pour sa part à afficher une croissance à deux chiffres, de 15,4 %, contre 20,4 % en 2007.

En Amérique du Nord, le trafic international a augmenté de 6,3 %; en Europe de 3,7 % seulement. Seule l'Amérique latine enregistre une croissance du trafic aérien plus forte que prévu, à 19,7 %, dopée par une forte demande des matières premières produites par la région.

«Ces chiffres ne nous donnent qu'une vision partielle des choses. Les prix astronomiques du pétrole frappent durement le secteur. Et il n'y a plus d'essor économique pour amortir le choc [...] Avec des changements aussi dramatiques dans l'économie mondiale, la consolidation [du secteur] est critique», a commenté le directeur général de l'IATA, Giovanni Bisignani.

Cette consolidation aux États-Unis, où Delta Air Lines et Northwest Airlines ont annoncé un plan de fusion de 17,7 milliards est bienvenue, mais «si elle devait se limiter à des partenaires nationaux, elle n'aurait pas de sens. Il s'agit d'une industrie mondiale qui doit être gérée comme telle», a ajouté M. Bisignani.