Devant le comité des Finances de la Chambre des communes - Le ministre Paul Martin fera le point sur l'économie du pays le 11 juin

Ottawa — Le ministre fédéral des Finances, Paul Martin, fera le point sur l'état de santé de l'économie du pays le 11 juin, devant le comité des finances de la Chambre des communes.

Il est assez inusité de voir ainsi le ministre des Finances s'adresser aux membres de ce comité et accepter de répondre aux questions des députés de l'opposition — comme de ceux de son propre parti — qui en font partie.


Il ne s'agira pas d'un «mini-budget» ou d'un discours officiel mais plutôt d'une mise à jour du budget de décembre dernier. M. Martin ne prévoit pas présenter de budget avant février prochain.


Depuis décembre dernier, le contexte politique et économique a bien changé, car à la suite des événements du 11 septembre, nombreux étaient ceux qui croyaient que le pays allait connaître une période de récession et qu'Ottawa aurait de la difficulté à boucler son budget.


Mais la réalité a été bien différente: la semaine dernière, le ministère des Finances disait prévoir un surplus atteignant 9,8 milliards $ pour l'année fiscale 2002-2003. Pourtant, dans son budget de décembre dernier, Ottawa prévoyait — en fait espérait — enregistrer un surplus d'à peine 1,5 milliard $.


Quand il y a des surplus dans les coffres d'Ottawa, il est prévu qu'ils doivent servir à rembourser la dette du pays, une décision sensée, selon la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante.


Lors de sa rencontre avec le ministre Martin, hier, la présidente de l'organisme, qui compte 100 000 membres, a indiqué que le remboursement de la dette demeurait une priorité.








De l'optimisme


Par ailleurs, la Fédération prévoit, quant à elle, une croissance de l'économie canadienne de trois à quatre pour cent en 2002 et un taux de chômage faible, inférieur à sept pour cent.


La FCEI, qui regroupe les petites et moyennes entreprises du pays, a rendu public hier un nouveau sondage mené auprès de ses membres. Il s'agit là d'un véritable «baromètre» de l'économie, selon la présidente de l'organisme, Catherine Swift, qui a présenté les résultats du sondage au ministre Paul Martin.


Mme Swift a fait valoir au ministre que les sondages menés par la fédération constituaient un outil précieux pour obtenir un bon aperçu de l'état de l'économie à un moment donné.


«Nous avions l'habitude de mener ces sondages une fois par année, mais nous avons pensé que nous pouvions brosser un meilleur portrait de la situation en fonctionnant sur une base trimestrielle», a-t-elle expliqué.


Les sondages menés auprès des membres de la fédération peuvent fournir rapidement des dizaines de milliers de réponses, et ainsi ils permettent de suivre de près l'évolution du climat économique.


Mme Swift a aussi fait valoir que les petites et moyennes entreprises formaient désormais la moitié de l'économie. Le fait de connaître l'opinion des propriétaires de ces entreprises constitue donc, selon elle, un outil précieux pour quiconque souhaite prendre le pouls de l'économie.