Plutôt que de miser sur une reprise - Exfo se concentre sur l'accroissement de sa part de marché

Québec — Il ne sert à rien de miser sur une reprise rapide du secteur des télécommunications, croit le président d'Exfo, Germain Lamonde, dont la société a encaissé des pertes de 308 millions en 2002. Pour retrouver la rentabilité, mieux vaut, à son avis, essayer d'accaparer davantage de parts d'un marché diminué.

Devant les actionnaires présents à l'assemblée générale annuelle du fabricant de tests de mesure, de surveillance et d'automatisation pour la fibre optique, M. Lamonde s'est dit persuadé, hier, que le secteur des télécommunications redémarrerait quelque part en 2003, après deux années de sérieuse débandade.

Cela dit, «contrairement à certains de nos concurrents, nos stratégies n'ont pas été d'attendre une reprise de marché, mais davantage de travailler immédiatement à gagner des parts de marché. Puisqu'on ne contrôle pas l'ensemble de la taille de la tarte, essayons au moins de détenir une part plus importante de cette tarte-là.»

M. Lamonde a fait valoir qu'Exfo avait bel et bien accru sa part de marché en 2002, comme en témoigne la hausse de ses ventes aux trois derniers trimestres en dépit du marasme de l'industrie, mais que cela n'avait pas été suffisant pour maintenir la rentabilité. «Notre marché s'est effondré des deux tiers tout d'un coup, c'est quelque chose de peu commun dans l'histoire de l'économie moderne, a indiqué M. Lamonde lors d'un point de presse. Mais pour gagner une course, il ne suffit pas d'aller vite en ligne droite, il faut savoir négocier les virages et les chicanes et, surtout, éviter de sortir de piste.»