Marchés boursiers - Toronto et New York dégringolent

Toronto — Un mauvais bilan de l'emploi aux États-Unis a fait plonger les indices boursiers hier. À la Bourse de Toronto, le S&P/TSX a largué 199,62 points, à 13 778,58 alors qu'entre autres facteurs le secteur de l'énergie reculait; sur trois séances en 2008, l'indice subit une perte nette de 54 points.

Aux États-Unis, le bilan du département du Travail révèle pour le mois dernier la plus modeste création d'emplois depuis août 2003, soit 18 000, ce qui est très loin de la prévision de 70 000 des analystes et nettement en retrait sur le nombre de 115 000 observé pour novembre. De plus, le taux de chômage a grimpé de 4,7 à 5 %. «Ces données font peur, aucun doute, a noté Joe Balestrino, de la maison new-yorkaise Federated Investors. Vous aurez beau vous dire que l'économie va éviter la récession, les gens sont en fait moins convaincus de cela qu'il y a seulement deux ou trois jours.»

Si l'état du marché de l'emploi conforte à nouveau l'espoir que la Réserve fédérale va réduire les taux d'intérêt pour prévenir la récession, «des signes récents de pressions inflationnistes vont probablement amortir la volonté de la banque centrale de les abaisser agressivement», a analysé l'économiste Paul Ferley, de la Banque Royale.

Les titres technologiques

Le pessimisme est venu aussi du fabricant d'informatique Intel, dont la cote a été revue à la baisse par un analyste de JPMorgan, qui citait de faibles commandes de microprocesseurs par les fabricants d'ordinateurs et un niveau élevé des stocks. L'action Intel a perdu 2 $US (8,1 %), à 22,67 $US. En contrebas, maints titres de technologie ont fléchi car leur petite capitalisation les rend vulnérables à un ralentissement. Leur indice composite Nasdaq s'est déprécié de 98,03 points, à 2504,65. À Toronto, Research In Motion a décru de 8,20 $, à 103,46 $ et Celestica a glissé de 12 ¢, à 5,50 $.

Également à Wall Street, le Dow Jones des 30 valeurs industrielles a dérapé de 256,54 points, à 12 800,18, et l'indice S&P 500 a dégringolé de 35,53 points, à 1411,63.

Le dollar canadien est repassé sous le point de parité, cédant 1,05 ¢US, à 99,87 ¢US alors que les marchés craignent l'effet que peut avoir la situation américaine sur l'économie canadienne.

À la cote new-yorkaise, le brut de référence a perdu 1,27 $US, à 97,91 $US le baril, après avoir passé le cap des 100 $US cette semaine. Les négociants ont craint que le décevant résultat de l'emploi signifie une chute de la demande en carburants aux États-Unis.

À Bay Street, où l'indice sectoriel de l'énergie a laissé 1,4 %, EnCana a perdu 69 ¢, à 69,87 $, Suncor Energy a retraité de 2,17 $, à 109,67 $, et Nexen a diminué de 39 ¢, 33,62 $.

Dans les services financiers, la banque CIBC a largué 2,05 $, à 68 $, la Scotia a retraité de 1 $, à 48 $, et le titre Banque Nationale s'est déprécié de 1,24 $, à 50,09 $.

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