Une hausse de 3,7 % du prix à la pompe en 2007

Les Québécois ont payé en moyenne 105,3 ¢/litre pour leur essence en 2007.
Photo: Agence Reuters Les Québécois ont payé en moyenne 105,3 ¢/litre pour leur essence en 2007.

La moyenne pondérée du prix de détail de l'essence ordinaire pour l'ensemble du Québec a été de 105,3 ¢/litre en 2007, en comparaison d'un prix moyen de 101,6 ¢ en 2006. Il y a donc eu une augmentation de 3,7 % du prix à la pompe de l'essence ordinaire au cours de la dernière année, selon les informations compilées tout au long de l'année par la Régie de l'énergie du Québec.

En faisant une analyse plus fouillée des causes de l'augmentation du prix de l'essence, la Régie fait ressortir certains chiffres qui permettent de voir un peu mieux d'où provient cette hausse. D'abord, le prix du pétrole brut (Brent) a lui aussi grimpé de 3,7 % en 2007, ce qui pourrait laisser croire que se trouve là, uniquement, la hausse du prix de détail. Ce n'est pas le cas. On constate par ailleurs que le prix minimal à la rampe de chargement, c'est-à-dire le prix de l'essence à la sortie de la raffinerie, a monté de 5,4 % l'an passé.

La Régie a relevé que le PME, c'est-à-dire la somme du prix minimal à la rampe de chargement, des taxes, du coût de transport minimal et du coût d'exploitation, ne représente qu'une augmentation de 3,3 %. Elle souligne aussi que l'écart du prix de détail, en excluant les taxes, a été de 5,2 ¢, alors que le prix incluant les taxes donne une hausse de 4,7 ¢. Comme cela a souvent été mentionné au cours de l'année, c'est la difficulté des raffineries à répondre totalement à la demande qui a le plus contribué à la pression à la hausse sur les prix de vente au détail de l'essence. La Régie rappelle également que l'écart moyen hors taxes offre une indication de la marge de détail. Cet écart était de 4,6 ¢/litre en 2006.

Selon les dernières données disponibles en 2005, on a vendu 8,5 milliards d'essence au Québec en 2006. Comme tous les automobilistes le savent, il y a eu partout des variations importantes au fil des jours et des semaines. L'an passé, le prix moyen pondéré le plus élevé a été de 115,6 ¢/litre, et cela dans la semaine du 28 mai, alors que le prix le plus bas a été de 86,6 ¢ dans la semaine du 22 janvier.

En 2007 comme au cours des années antérieures, on a noté des variantes importantes entre les différentes régions du Québec. Encore une fois, c'est l'Outaouais qui a affiché le prix moyen le plus bas en 2007, soit 101,1 ¢, ce qui s'explique sans doute par la proximité des stations de service ontariennes. La Côte-Nord a dû payer le prix moyen le plus élevé, soit 107,5 ¢. Dans la région de Montréal, le prix moyen a été de 105,9 ¢, alors que dans la région de Québec il fut de 106,7 ¢.

En franchissant le seuil psychologique d'un dollar le litre en 2007, le prix de l'essence a fait beaucoup jaser et a surtout sensibilisé les consommateurs au fait que l'époque de l'essence à bon marché était révolue. En réalité, les principales augmentations du prix à la pompe ont eu lieu au cours des années 2004 et 2005, alors qu'il a fait des bonds respectifs de 11,9 % et de 12,9 %. Par ailleurs, le prix du pétrole brut (Brent) a connu des hausses substantielles de 22,9 % en 2004, de 32,9 % en 2005 et de 11,9 % en 2006.

En ce qui concerne le mazout léger utilisé à des fins de chauffage par 478 000 foyers québécois en 2005, la moyenne pondérée pour le prix hors taxe pour la première partie de 2007-08 (d'août à décembre) a été de 75,6 ¢/litre, en hausse de 13,7 %. En revanche, le prix à la rampe de chargement fut de 65,9 ¢, en hausse de 17,8 %. L'an passé, le prix moyen pondéré de vente au détail pour l'ensemble du Québec avait été de 72,17 ¢/litre. Et contrairement à la tendance observée dans le secteur de l'essence, c'est la région de l'Estrie qui avait alors obtenu le prix moyen le plus bas, soit 70,26 ¢, mais le nord du Québec conservait le prix le plus élevé, soit 85,18 ¢.

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