La Corporation financière Power prévoit une solide année 2002

La Corporation financière Power devrait connaître une autre bonne année financière en 2002. C'est ce qu'a affirmé le président et chef de la direction de l'entreprise, Robert Gratton, à l'issue de l'assemblée annuelle des actionnaires hier.

M. Gratton a rappelé que les conditions économiques avaient été difficiles à bien des égards en 2001, avec le ralentissement économique, la baisse des valeurs boursières et le contrecoup des événements du 11 septembre.


La Corporation financière Power s'est toutefois bien tirée d'affaire avec une augmentation de 11,8 % de son bénéfice net. Ce dernier est passé de 786 millions en 2000, soit 2,18 $ par action, à 879 millions en 2001, soit 2,44 $ par action.


«L'exercice 2001 a été extrêmement satisfaisant pour votre société», a déclaré M. Gratton aux actionnaires.


Il a ajouté que l'entreprise avait profité du ralentissement pour procéder à des réductions dans ses coûts d'exploitation et ainsi mieux se positionner pour l'avenir.


«Toutes nos sociétés se sont employées à mettre de l'ordre dans leurs affaires, à prendre des décisions difficiles et à poser les fondements de leur compétitivité future aux niveaux tant des initiatives nouvelles que des coûts», a-t-il déclaré.


Ainsi, la compagnie d'assurance-vie Great West Lifeco, une filiale de la Corporation financière Power, a annoncé il y a quelques mois la suppression de 300 emplois à Denver.


Les résultats du premier trimestre de l'exercice 2002 sont pour le moins encourageants: le bénéfice net a grimpé de 19,7 % par rapport au premier trimestre de l'exercice précédent, passant de 198 millions, ou 55 ¢ par action, à 237 millions, ou 65 ¢ par action.


M. Gratton a indiqué aux journalistes que les résultats du deuxième trimestre devraient être aussi solides.


«Nous pensons que l'année en général, compte tenu des circonstances, sera encore une bonne année pour la Corporation financière Power», a-t-il affirmé.


Il a indiqué que les filiales de la société, comme Great-West Lifeco et Groupe Investors, demeuraient à l'affût d'acquisitions.


«L'acquisition de la Corporation financière Mackenzie [par le Groupe Investor] est un bon exemple de ce que nous continuerons à essayer de faire», a-t-il déclaré.


La filiale européenne de la Corporation financière Power, Pargesa, ne devrait toutefois pas procéder à de grandes acquisitions parce qu'elle est satisfaite des participations importantes qu'elle détient dans quatre entreprises, soit Bertelsmann, TotalFinaElf, Suez et Imerys.


«Les acquisitions vont se poursuivre dans chacun des secteurs par chacune de ces compagnies», a précisé le président du conseil d'administration de la Corporation financière Power, Paul Desmarais fils.


Il a cependant indiqué que Bertelsmann avait une position tellement dominante dans le domaine des médias qu'il ne fallait pas s'attendre à d'énormes acquisitions de ce côté.


Il a reconnu que le secteur des médias avait été frappé par le ralentissement, mais il a fait valoir que la Corporation financière Power était mieux placée que certaines autres entreprises qui auraient fait des «erreurs monumentales» au cours des dernières années.


«Chez nous, ce n'est pas le même problème que chez d'autres, a-t-il déclaré. Nous sommes assez bien financés, bien structurés et les parts de marché montent.»