Alcan: lueur d'espoir pour les travailleurs de l'aluminerie de Shawinigan

Alcan assure aux 475 travailleurs de son aluminerie à Shawinigan qu'ils sont «à l'agenda», sans néanmoins prendre d'engagement clair envers eux.

Une trentaine d'employés de l'usine, dont la fermeture est prévue entre 2013 et 2015, avaient fait le chemin de Shawinigan jusqu'à Montréal hier pour demander à la direction d'Alcan un investissement pour permettre le maintien des emplois dans la région, malgré la fermeture de l'usine.

Une valise remplie de 15 000 signatures de résidents de la Mauricie à la main, le président du syndicat des travailleurs de l'aluminerie Alcan, affilié à la CSN, Louis-Gérard Dallaire, a rencontré le président Amérique du Nord pour le métal primaire de l'entreprise, Jean Simon, par ailleurs lui aussi originaire de Shawinigan.

Au terme d'une réunion d'une heure et demie, il s'est déclaré satisfait du ton franc des discussions, mais a indiqué qu'il entendait continuer la campagne pour le maintien d'Alcan en Mauricie.

Des projets alternatifs

Le syndicat demande à ce qu'Alcan poursuive sa contribution au développement de la région de la Mauricie par des projets alternatifs qui remplaceraient l'aluminerie.

La direction, qui se dit prête à réfléchir à des pistes de solution, n'a pas donné d'échéancier quant à l'élaboration d'un quelconque projet.

La mairesse de Shawinigan, Lise Landry, le député bloquiste, Jean-Yves Laforest, et le député adéquiste, Robert Deschamps, avaient participé au voyage. Le député adéquiste a par ailleurs indiqué qu'il entendait s'investir davantage dans le dossier, éventuellement en pressant le gouvernement libéral à agir.

Rappelons qu'Alcan devra abandonner d'ici 2015 le procédé de fabrication Soderberg dans ses installations shawiniganaises afin de se plier à de nouvelles normes environnementales.

L'aluminerie de Shawinigan d'Alcan est en activité depuis 65 ans.

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