Lancement du Sommet Québec-New York

Saint-Jean-sur-Richelieu - Le premier ministre du Québec, Bernard Landry, et le gouverneur de l'État de New York, George Pataki, ont lancé le Sommet Québec-New York, hier soir, en évoquant la nécessité d'accroître encore la fluidité des échanges au sein de ce corridor commercial.

"Notre but est de faciliter ce flot naturel, de l'augmenter, en particulier en matière de transport. Le corridor physique n'est pas à la hauteur de ce qu'il devrait être. Des milliers de camions perdent des milliers d'heures parce que la fluidité n'est pas assez grande", a déploré le premier ministre, au cours d'une rencontre avec la presse, aux côtés du gouverneur Pataki.

Hier soir, le Sommet Québec-New York était officiellement inauguré à Saint-Jean-sur-Richelieu. Aujourd'hui, il se déplace du côté américain, à Plattsburgh.

L'État de New York est le premier partenaire commercial du Québec au plan international.

L'an dernier, les entreprises du Québec y ont exporté des biens évalués à 8,8 milliards CAN, soit 12,4 % des exportations totales du Québec.

L'influence de l'Accord de libre-échange canado-américain est manifeste, puisque depuis 1990, ces exportations québécoises ont crû, en chiffres absolus, de 171 %.

"On peut presque dire que Québec exporte dans l'État de New York presque autant qu'il exporte en Europe de l'Est et de l'Ouest réunis et quelques autres pays en plus", a signalé M. Landry.

Tout comme M. Landry, le gouverneur Pataki a déploré le fait que le transport n'est pas à niveau entre le Québec et l'État de New York, notamment à cause d'un accroc juridique.

"Il y a une loi du gouvernement américain qui établit des corridors de commerce - une expression technique qui recouvre une réalité juridique - entre le Canada et les Etats-Unis, mais il n'y en a pas au Québec. C'est en Ontario, au Manitoba et en Colombie-Britannique [qu'existent de tels corridors]. Il faut rapidement corriger cette erreur", a plaidé le premier ministre Landry.

Le gouverneur Pataki a manifesté la même ouverture et la même volonté de régler rapidement cette question de définition juridique du corridor commercial Québec-New York, notant toutefois que cela est de la responsabilité du gouvernement fédéral américain, pour sa part. M. Pataki s'est donc engagé à faire pression sur son gouvernement fédéral pour accélérer le règlement du dossier, qui nécessite une intervention législative.

"Acquérir une reconnaissance gouvernementale nationale du corridor Québec-New York serait très important. Cela permettrait d'obtenir des fonds fédéraux discrétionnaires visant à améliorer ce corridor. Cela encouragerait aussi le commerce des deux côtés. Et cela créerait des emplois", a soutenu le gouverneur Pataki.