La CIBC annonce une forte baisse des profits

Toronto - La banque CIBC a vu ses profits fondre de moitié au deuxième trimestre, en raison de la détérioration de la qualité de ses prêts, tout particulièrement dans le secteur des télécommunications, ainsi que de la faiblesse des marchés financiers.

La CIBC a ainsi fait part, hier, d'un bénéfice net de 235 millions, ou 0,53 $ par action, pour le trimestre qui a pris fin le 30 avril, comparativement à des profits de 469 millions, ou 1,15 $ par action, lors de la période correspondante de l'année dernière. Ces résultats en forte baisse sont en partie imputables à l'inscription d'une charge de quelque 90 millions pour tenir compte d'un prêt fait à Téléglobe et que la CIBC risque de ne jamais récupérer. Téléglobe s'est placée la semaine dernière sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies.

Entre autres mesures, la CIBC procède de plus à une dépréciation du portefeuille des services de banque d'affaires ainsi qu'à la suppression de plus de 100 postes au sein de sa division de courtage, Marchés mondiaux CIBC, principalement aux États-Unis.

"Nos résultats du deuxième trimestre ont souffert de la faiblesse des marchés financiers et des dotations aux pertes sur prêts à des sociétés, ainsi que du niveau moins élevé des revenus tirés des services de banque d'affaires, a déclaré le chef de la direction de la CIBC, John Hunkin. Même si l'économie nord-américaine montre des signes de rétablissement, nous sommes toujours aux prises avec la conjoncture défavorable du marché du crédit causée par le repli récent. Nous continuons également de ressentir la faiblesse des marchés financiers, laquelle pourrait bien persister pour le reste de l'année."

Les revenus de la CIBC ont atteint trois milliards, en hausse de 235 millions par rapport au deuxième trimestre de l'année dernière, mais en baisse de 88 millions comparativement au trimestre précédent. La croissance des revenus par rapport au deuxième trimestre de l'année dernière s'explique principalement par les acquisitions de la firme de gestion d'actifs TAL ainsi que des activités de courtage au détail de Merrill Lynch au Canada.