Toujours plus de cirque

Daniel Lamarre
Photo: Jacques Grenier Daniel Lamarre

Après Macao, où il aura bientôt deux spectacles permanents, le Cirque du Soleil entend s'installer pour de bon en Chine continentale d'ici 2010.

C'est ce qu'a indiqué hier le président et chef de la direction du Cirque, Daniel Lamarre, à l'issue d'un discours prononcé devant le Cercle canadien de Montréal.

Plusieurs groupes ont contacté l'entreprise québécoise dans l'espoir d'attirer un spectacle permanent à Pékin ou à Shanghai. M. Lamarre aimerait que le projet se concrétise en 2010, deux ans après les Jeux olympiques de Pékin et alors que se déroulera l'exposition universelle à Shanghai. On sait déjà que le Cirque projette de concevoir le pavillon canadien à cet événement.

D'ici 2011, le Cirque souhaite inaugurer trois nouveaux spectacles par année, la plupart dans des amphithéâtres permanents. Des projets ont déjà été annoncés à Tokyo, Dubaï et Macao. «Je ne serais pas étonné que d'ici cinq à sept ans, on ait quatre ou cinq spectacles à Macao», a indiqué le p.-d.g.

Daniel Lamarre compte en confirmer deux autres, dans différents endroits du monde, d'ici la fin de l'année. Il ne cache pas que Londres et l'Espagne l'intéressent particulièrement.

Rares sont les endroits qui peuvent espérer accueillir un spectacle permanent. Le Cirque du Soleil vise les villes de quelques millions d'habitants qui reçoivent au moins 15 millions de visiteurs par année et où un promoteur est prêt à injecter entre 100 et 150 millions de dollars pour construire une salle sur mesure. L'objectif est de faire durer un spectacle permanent pendant au moins 10 ans. D'après M. Lamarre, une vingtaine de villes du monde répondent à ces critères, ce qui n'est tout de même pas rien.

En tournée dans 600 villes?

Mais l'expansion du Cirque ne s'arrêtera pas là. Même si ses spectacles de tournées sont déjà en rotation dans pas moins de 196 villes du monde, l'organisation ambitionne de tripler ce nombre au cours des prochaines années.

Ce sont les spectacles destinés aux arénas, le premier étant Delirium, qui permettront au Cirque de se déployer encore plus largement. Alors qu'ils peuvent visiter trois ou quatre villes d'un pays avec les tournées de chapiteaux, les acrobates pourraient se rendre dans une vingtaine de villes par pays avec des spectacles de type aréna.

Pour ce qui est de Montréal, un an et demi après l'abandon du projet du bassin Peel, Daniel Lamarre n'a toujours pas l'intention d'y installer de spectacle permanent. Le président tient toutefois à rappeler que chaque nouveau spectacle du Cirque crée des emplois dans la métropole québécoise.

«Au moins, je suis heureux d'avoir protégé les emplois de nos gens à Montréal et je suis encore plus heureux d'en créer d'autres, a-t-il expliqué. Parce que peu importe où je vais créer mon spectacle, je vais tous les produire à Montréal.»

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