Renouvellement de la convention collective - La paix s'installe chez Vidéotron Telecom

La paix industrielle s'est installée chez Vidéotron Telecom pendant cinq ans. Les modalités de la dernière convention collective à renouveler ont été acceptées hier, dans une proportion de 75 %.

L'entente de principe entérinée hier concernait le renouvellement de la convention collective des 92 employés de soutien de la filiale téléphonie d'affaires de Vidéotron, membres d'un syndicat affilié à la CSN. «Le nouveau contrat de travail est d'une durée de cinq ans débutant le 20 mai 2002 et comprend, notamment, des augmentations salariales de 10 % réparties sur la durée de la convention collective ainsi qu'une amélioration au REER collectif des employés», peut-on lire dans le communiqué diffusé hier par Vidéotron Telecom.

Cette entente survient après celle conclue le 16 juillet dernier avec les 113 techniciens de Vidéotron Telecom, membres d'un syndicat FTQ, et qui mettait un terme à un lock-out décrété le 30 avril précédent. C'est alors dans une proportion de 90 % que les techniciens, dont la convention était échue depuis le 21 décembre, acceptaient l'entente de principe conclue avec la direction de l'entreprise. On parlait d'un contrat de travail également de cinq ans, rétroactif au 1er janvier 2002, prévoyant une augmentation salariale de 8,5 % sur la durée.

«Avec la conclusion de cette nouvelle entente, Vidéotron Telecom a complété le renouvellement de toutes ses conventions collectives pour une période de cinq ans [...] La négociation de cette nouvelle convention collective s'est déroulée dans le respect des besoins de chacune des parties. Cette entente accorde des augmentations salariales et des conditions de travail qui reflètent tant la réalité financière de l'industrie des télécommunications que celle de l'entreprise», a souligné le p.-d.g. de Vidéotron Telecom, Eugène Marquis.

Lors du dévoilement de ses résultats financiers du troisième trimestre, Quebecor avait chiffré à environ 10 millions le coût du conflit chez la filiale téléphonie d'affaires de Vidéotron.

Quant à l'autre conflit, celui opposant Vidéotron à ses 2200 employés syndiqués, «les négociations se poursuivent. Tant que c'est le cas, c'est positif», s'est contenté de dire Luc Lavoie, vice-président exécutif aux affaires corporatives, chez Quebecor, respectant ce faisant le mot d'ordre retenu par les parties de ne pas commenter dans les médias.