Marchés boursiers - L'or et l'énergie freinent la glissade de Toronto

Toronto — La Bourse de Toronto a terminé en baisse hier, Celestica menant les technos vers le bas tandis que la hausse des secteurs aurifère et de l'énergie permettait de minimiser la glissade.

L'indice principal S&P/TSX a perdu 24,73 points, ou 0,37 %, à 6640,61 points. Le recul a été beaucoup plus marqué à New York, où l'indice Dow Jones a perdu 119,64 points (-1,35 %) à 8742,93, et le Nasdaq a abandonné 35,82 points (-2,41 %) à 1448,96. Le S&P 500 a pour sa part reculé de 13,78 points (1,47 %) à 920,75.

La décision de la Banque du Canada de garder son taux directeur inchangé, à 2,75 %, n'a pas eu d'impact notable sur le parquet torontois, laissant intacts les espoirs d'une bonne performance du TSX en fin d'année.

«Même si je crois toujours que les investisseurs opteront pour des prises de bénéfice et que les choses seront plutôt agitées, il semble qu'une hausse se profile à court terme», a estimé Kate Warne, stratège des marchés canadiens pour Edward Jones à Saint Louis. «Certains prix sont peut-être relativement élevés, mais je ne crois pas que les gens soient aussi prudents qu'ils l'étaient auparavant, et c'est cette imprudence qui continuera à pousser le marché vers le haut.»

Le secteur des technologies de l'information a laissé filer 3 %, tandis que celui des services aux collectivités perdait près de 2 %. Dans l'ensemble, sept des dix sous-groupes du TSX ont clôturé en baisse.

Les titres aurifères, valeurs refuges qui profitent traditionnellement de la baisse des autres secteurs, ont terminé la séance en hausse de 6 %.

À Wall Street

Les valeurs américaines ont fini en nette baisse hier, déprimées par les prévisions d'AOL-Time Warner sur sa filiale Internet, celles très prudentes du finlandais Nokia, la chute de 21 % des ventes de Ford en novembre, et enfin par un réaménagement du portefeuille type de Merrill Lynch, qui a allégé le poids des actions au profit des obligations.

Stephen Massocca (Pacific Growh Equities) y voit surtout une pause dans un marché devenu suracheté après deux mois de vigoureuse reprise.

Pour Rick Meckler, président de la banque d'affaires Liberty View, la séance d'aujourd'hui marque tout au plus des prises de bénéfice. Depuis le 9 octobre, le Dow Jones a gagné plus de 20 % et «à mesure que la fin de l'année approche, certains investisseurs deviennent inquiets et craignent d'acheter au plus haut», d'autant que l'activité économique en général et les résultats des entreprises suivent une évolution pour le moins heurtée.