Irwin invoque la protection de la loi

Toronto — Le fabricant de jouets Irwin Toy a annoncé, hier, avoir invoqué la loi des arrangements avec les créanciers et une réduction de ses effectifs. La division Wrebbit, de Montréal, spécialisée dans les casse-tête et jeux en trois dimensions et acquise en octobre 2001, prévoit cependant trouver un autre partenaire, a indiqué son fondateur Paul Gallant.

À Toronto, Irwin Toy a obtenu un ordre de la Cour supérieure de l'Ontario pour faire patienter ses créanciers. La société a demandé une protection semblable aux États-Unis. Ces mesures «nous forcent, malheureusement, à nous séparer de plusieurs employés», affirme dans un communiqué Jean René Halde, président du fabricant, sans chiffrer l'ampleur des mises à pied.

Des investisseurs potentiels ont déjà exprimé leur intérêt en vue de reprendre certaines activités d'Irwin Toy, ajoute M. Halde qui a déjà dirigé entre autres le pâtissier Culinar, au Québec.

À Montréal, Paul Gallant a souligné que «nous bougeons vite» en vue de dénicher un repreneur ou autre partenaire. Pour Wrebbit, «il devrait y avoir une solution», dit-il, car la division est financièrement saine.

Wrebbit ne prévoit pas abolir de postes, ajoute M. Gallant, qui avait mis au point ces jeux de patience et créé sa compagnie en 1991. Basé dans l'arrondissement Saint-Laurent, Wrebbit compte 80 employés — contre 130 au début de l'automne — maintenant que la production pour les Fêtes est terminée.

Quant à Irwin Toy, fondé en 1926, il vend des gammes de jeux de table, yoyos, casse-tête et autres, en plus d'exploiter des marques comme Slinky, Meccano, Etch-a-Sketch et Dragonball Z; en mars 2001, M. Halde et son associé Richard Ivey avaient racheté Irwin Toy pour un montant de 38 millions.