Rogers nie avoir l'oeil sur Shaw

Toronto — Le chef de la direction de Rogers Communications a jeté une douche d'eau froide hier sur les rumeurs voulant que le géant des services de télécommunications soit intéressé à mettre la main sur son rival, Shaw Communications.

Lors d'une conférence téléphonique après l'annonce des résultats trimestriels de l'entreprise, Ted Rogers a qualifié ces bavardages de rumeurs sans fondements qui sont «complètement irresponsables».

«Il y a quelqu'un qui écrit un texte théorique qui ne s'appuie ni sur des sources, ni sur des faits, mais entièrement sur des hypothèses, a-t-il dit. Ensuite, les médias reprennent l'histoire et la traitent comme si c'était un fait.»

Rogers et Shaw sont les deux plus importants câblodistributeurs du pays, Rogers occupant la première position, et ils offrent des services Internet haute vitesse et de téléphonie résidentielle sur le Web. Rogers est aussi le plus important fournisseur de services de téléphonie cellulaire du pays.

La rumeur a pris naissance la semaine dernière, après la publication d'une note rédigée par l'analyste David Lambert, de la firme Canaccord. Ted Rogers a précisé hier que son entreprise ne serait intéressée que par des acquisitions de petite envergure.

Par ailleurs, Rogers Communications a déclaré hier une perte nette de 56 millions de dollars au trimestre clos le 30 juin, ce qui contraste avec le bénéfice net de 279 millions d'un an plus tôt.

Le chiffre d'affaires était de 2,5 milliards, en progression de 16 % sur les 2,2 milliards affichés au deuxième trimestre 2006.

Mais hors les éléments ponctuels — notamment une charge avant impôts de 452 millions —, la société obtient plutôt un bénéfice de 277 millions, à la plus récente période de trois mois, un résultat comparable à celui de 280 millions un an plus tôt.

Hausse du dividende

Hier également, Rogers Communications a annoncé qu'elle augmente son dividende annuel, le portant à 50 ¢ l'action comparé à 16 ¢ précédemment.

«Ce fut un trimestre de solide croissance, où nous avons grandement simplifié notre structure d'entreprise et préparé le terrain pour accroître le retour de liquidités aux actionnaires», signale la direction.

Rogers se considère aussi «très bien placée» pour tirer parti du marché canadien en rapide évolution des télécommunications, du câble et des médias.