Goodyear veut continuer son expansion en Chine

En Asie, Goodyear compte acheter de la machinerie et des matières premières et des pneus de fabricants en sous-traitance.
Photo: Agence France-Presse (photo) En Asie, Goodyear compte acheter de la machinerie et des matières premières et des pneus de fabricants en sous-traitance.

Akron, Ohio — Le fabricant de pneus Goodyear Tire & Rubber, qui abolit des milliers d'emplois aux États-Unis, au Canada et outre-mer, veut continuer ses efforts d'expansion en Chine, a souligné hier son patron Robert Keegan.

De fait la compagnie a pu économiser 35 millions $US, l'an dernier, en achetant dans ce pays de la machinerie, des matières premières ainsi que des pneus de fabricants en sous-traitance.

Lors de l'assemblée des actionnaires, le président du conseil et chef de la direction a ajouté que Goodyear, premier dans son créneau aux États-Unis, va faire en sorte d'arrêter les activités de production que la compagnie estime être à coûts élevés.

«Cette initiative va s'accélérer durant les deux années à venir», a noté M. Keegan.

Mais un porte-parole de Goodyear, Keith Price, a dit que les plans en Chine ne prévoient pas d'y produire plus de pneus. L'entreprise a pour le moment une usine dans le pays, à Dalian.

Au Québec, le 4 janvier, Goodyear annonçait la fermeture de son usine de Valleyfield, ce qui touchera un millier d'employés, en plus d'autres installations visées par des plans semblables à Tyler, au Texas, ainsi qu'en Grande-Bretagne, au Maroc et en Nouvelle-Zélande.

Dans le cas de Valleyfield, le fabricant va amortir l'impact sur la région en créant quelque 200 emplois avec l'implantation, en juin, d'un site de mélange des matériaux. Valleyfield vient d'être touchée par une autre fermeture, décidée par les textiles Gildan et coûtant plus de 500 emplois.

Selon Robert Keegan, la capacité manufacturière de Goodyear «est un domaine où nous continuerons de faire en sorte qu'elle correspond à la demande globale. Nous vérifions toujours s'il y a d'autres possibilités de réduire les activités à coûts élevés.»

En 2006, l'entreprise a amassé 20,3 milliards $US de chiffre d'affaires malgré des grèves dans 16 usines nord-américaines. La direction cherche aussi les économies du côté des matières brutes qui ont coûté 17 % plus cher, car elles proviennent notamment du pétrole.

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