Le surplus d'Ottawa a atteint 7,3 milliards en neuf mois

Après neuf mois, l'excédent budgétaire du gouvernement fédéral atteignait les 7,3 milliards en décembre, à peine 200 millions de moins qu'au cours de la période correspondante de 2005. Les rentrées d'impôt, des particuliers et des entreprises, ont été abondantes et ont permis de contrebalancer les effets de la réduction du taux de la TPS et de l'entrée en vigueur d'une nouvelle prestation pour garde d'enfants.

Dans sa dernière revue financière, le ministre fédéral des Finances, Jim Flaherty, a indiqué que l'excédent budgétaire s'était chiffré à 1,2 milliard en décembre dernier, en hausse de 300 millions par rapport au surplus de 900 millions comptabilisé en décembre 2005. Entre ces deux mois de comparaison, les revenus budgétaires ont progressé de 7,6 % «en raison de la forte croissance des rentrées d'Impôt» sur le revenu des particuliers et des entreprises. Pour leur part, les dépenses de programmes ont augmenté de 5,5 %.

Au cumul, après neuf mois, le surplus d'Ottawa s'élevait à 7,3 milliards en décembre, contre 7,5 milliards pour la période d'avril à décembre 2005. Les revenus budgétaires étaient en hausse de 4,9 % et les charges de programme, de 6,3 %.

Dans sa revue financière, le ministre des Finances a rappelé que le taux de la TPS avait été réduit d'un point de pourcentage à compter du 1er juillet 2006. Il en a résulté un recul de 2,3 milliards des rentrées de la TPS entre les deux périodes de comparaison. Une autre mesure en vigueur depuis le 1er juillet dernier, soit la Prestation universelle pour la garde d'enfants, a entraîné une hausse de près de 20 % des prestations pour enfants, ce qui explique en bonne partie qu'au total les transferts aux particuliers se sont accrus de 5,3 %.

Les rentrées d'impôt supplémentaires ont toutefois plus que compensé. Celles sur le revenu des particuliers ont augmenté de 9,3 % au cours des neuf premiers mois de l'exercice 2006-07, «sous l'effet de la forte hausse de l'emploi et des salaires ainsi que de la progressivité du régime d'impôt sur le revenu des particuliers». Pour leur part, les rentrées provenant des entreprises ont augmenté de 12,4 %, alimenté par une croissance notoire de leurs bénéfices en 2005 et 2006.

La revue financière rappelle également que le taux de cotisation à l'assurance-emploi a été abaissé le 1er janvier 2006, de 1,95 $ à 1,87 $ des 100 $ de gains assurables. Ce faisant, les cotisations d'assurance-emploi s'inscrivent en baisse de 7,4 % d'avril à décembre. Dans l'intervalle, les prestations ont diminué de 3,7 %, un recul qui «s'explique principalement par la diminution des prestations parentales et de maternité, par suite du transfert à la province de Québec du service de ces prestations dans cette province et des cotisations qui s'y rattachent».

En dollars, les cotisations d'assurance-emploi se sont chiffrées à 10,84 milliards au cours des neuf premiers mois de l'exercice 2006-07, contre 11,7 milliards un an plus tôt. Pour leur part, les prestations se sont établies à 9,77 milliards, contre 10,14 milliards, soit un écart favorable de 1,07 milliard comparativement à 1,56 milliard à ce chapitre.

Le ministre a souligné que la projection de l'excédent de 2006-07 sera mise à jour dans le prochain budget, attendu le 19 mars prochain. Le dernier budget prévoyait un surplus de 3,6 milliards pour l'exercice en cours, une cible élevée à 4,2 milliards en novembre dernier. En 2005-06, il avait atteint les huit milliards.

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