Les États-Unis veulent resserrer leurs liens avec l'Europe

Les États-Unis veulent, comme le Québec, resserrer leurs liens commerciaux avec l'Europe.

Le prochain sommet annuel entre les États-Unis et l'Union européenne, qui se tiendra le 30 avril à Washington, abordera un «large éventail de questions», comme la lutte contre la prolifération nucléaire, le combat contre la menace terroriste internationale et l'aide à la reconstruction de l'Irak, a annoncé hier par voie de communiqué la porte-parole adjointe de la Maison-Blanche, Dana Perino. Le président Bush, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ainsi que la chancelière allemande, Angela Merkel, qui assume la présidence tournante de l'Union européenne discuteront également «des moyens d'améliorer la coopération transatlantique afin de réduire les obstacles commerciaux et réglementaires» qui nuisent aux échanges entre les deux économies, a-t-elle ajouté.

Plus tôt cette semaine, le quotidien britannique Financial Times faisait état d'un projet américain d'échéancier visant une conclusion des discussions d'ici 2015. L'objectif poursuivi serait une harmonisation des normes et de la réglementation en matière notamment de formation, de douane, de transport aérien, de comptabilité, de marchés des capitaux et de cargo.

On viserait ainsi à réduire l'impact sur les échanges qu'ont eu les mesures de sécurité adoptées au lendemain des attaques du 11-Septembre. On voudrait aussi franchir une nouvelle étape dans l'intégration économique des deux géants dans un contexte où la concurrence de la Chine, de l'Inde et des autres économies émergentes se fait de plus en plus sentir.

Ce n'est toutefois pas la première fois que cette idée est lancée. Les fonctionnaires américains et européens ne cachent pas leurs doutes quant aux chances de réussir cette fois-ci.

Le Québec aussi

Le projet ressemble beaucoup à cette idée de négociations d'un libre-échange canado-européen lancée pas plus tard que le mois dernier par le premier ministre québécois, Jean Charest, lors de son passage au Forum de Davos. Là encore, on dit vouloir harmoniser la réglementation entre les deux territoires, mais aussi augmenter la mobilité de la main-d'oeuvre qualifiée, promouvoir l'investissement et ouvrir les marchés gouvernementaux. Là encore, le Québec espère convaincre les partis de convenir d'un échéancier précis d'ici le prochain sommet annuel Canada-Union européenne, qui doit se tenir le 6 juin en Allemagne. Et là encore, plusieurs observateurs disent douter des chances de succès de l'initiative.

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