Marchés boursiers - Les mines font chuter Bay Street

Les titres de l'énergie ont favorisé la Bourse de Toronto, hier, mais ceux des mines, entre autres, ont stoppé son élan. L'indice S&P/TSX est descendu de son record de la veille, glissant de 33,17 points à 13 111,57.

Aux États-Unis, la séance était mitigée pour les indices boursiers, alors que le bilan du marché du travail montrait la création de quelque 110 000 emplois en janvier, à court d'un pronostic de 150 000 des économistes. Le taux de chômage a crû de 0,1 à 4,6 % alors que le revenu moyen des salariés n'a avancé que de 0,2 %.

Le dollar canadien a encore fléchi, cette fois de 48 centièmes à 84,35 ¢US. Le huard touche son niveau le plus bas depuis l'automne de 2005.

À la cote new-yorkaise, le brut de référence a grimpé de 1,72 $US à 59,02 $US, passant la barre des 59 $US à l'approche de temps froid ces jours-ci, dans les nord-est états-unien, et dans un regain de soucis d'ordre géopolitique.

À Wall Street, le Dow Jones des 30 industrielles a diminué de 20,19 points à 12 653,49.

Une fois digérés une série de résultats et d'indicateurs économiques qui l'ont portée à de nouveaux records, la Bourse de New York pourrait marquer une pause au cours des prochaines séances, lors d'une semaine qui s'annonce beaucoup plus calme. Sur la semaine écoulée, l'indice des 30 valeurs vedettes a gagné 1,3 %. L'indice composite du Nasdaq a lui progressé de 1,7 % sur la semaine, pour clôturer à 2475,88 points. L'indice élargi Standard and Poor's 500 (SP 500) a gagné 1,8 %, finissant la semaine à 1448,39 points.

Sur le marché obligataire, le taux de rendement du bon du Trésor à 10 ans a baissé à 4,83 % contre 4,88 % vendredi dernier, et celui à 30 ans à 4,93 % contre 4,98 %.

La semaine a été marquée par une avalanche de résultats et d'indicateurs économiques, qui ont eu «un effet favorable sur le marché», a estimé Marc Pado, analyste de Cantor Fitzgerald. L'indice vedette Dow Jones de la Bourse de New York a en effet touché jeudi un nouveau record de clôture à 12 673,68 points. «Les chiffres de décembre ont continué de prouver que le quatrième trimestre avait été très dynamique», a poursuivi M. Pado. «Les chiffres de janvier étaient moins bons mais c'est le cas chaque année à cette période, et cela écarte à nouveau la perspective d'une hausse des taux d'intérêt par la Fed, ce qui plaît au marché», a estimé Marc Pado.

C'est déjà en grande partie le discours de la Réserve fédérale américaine (Fed) qui a fait bondir les indices en milieu de semaine. Tout en laissant comme attendu son principal taux directeur inchangé à 5,25 %, la banque centrale s'est en effet montré optimiste sur la croissance et a semblé moins inquiète sur l'inflation. La «Fed a même mis en avant les signes de stabilisation du marché immobilier», ont relevé les analystes de Natixis.

Parmi les autres motifs d'optimisme, la croissance américaine a accéléré au quatrième trimestre à 3,5 % en rythme annuel, après 2 % au trimestre précédent. «L'économie va certainement ralentir au deuxième trimestre mais au pire, elle subira un atterrissage en douceur», a pronostiqué Al Goldman, analyste d'AG Edwards.

«L'indice SP 500 a terminé janvier en hausse pour le septième mois consécutif or, depuis 1986, cet indice n'a progressé huit mois de suite qu'une seule fois», a noté Marc Pado.