L'automobile aide le PIB canadien à grimper de 0,2 % en novembre

En novembre, le secteur de l’automobile a connu une poussée «vigoureuse» de 14 %, note Statistique Canada, et ce, après quatre mois de suite en repli.
Photo: Agence Reuters En novembre, le secteur de l’automobile a connu une poussée «vigoureuse» de 14 %, note Statistique Canada, et ce, après quatre mois de suite en repli.

Ottawa — En novembre, le produit intérieur brut (PIB) a crû de 0,2 % comparé à octobre, mois durant lequel le PIB, une mesure de l'activité économique, avait eu une variation nulle, rapportait hier Statistique Canada.

Avant cela, le PIB avait baissé de 0,4 % en septembre, en comparaison du mois d'août.

En novembre, les secteurs de la fabrication ont vu leur PIB gagner 1,6 % en écart mensuel, tant grâce aux biens durables qu'aux non durables; onze secteurs sur 21, représentant 67 % de toute la valeur ajoutée manufacturière, ont progressé.

Ainsi le secteur de l'automobile a connu une poussée «vigoureuse» de 14 %, note l'agence fédérale, cela après quatre mois de suite en repli. L'extraction de ressources, sauf pour le pétrole et le gaz, était également en bonne progression. Mais cette croissance a été en partie freinée par des reculs dans le secteur de l'énergie ainsi que dans les commerces de gros et de détail.

Par ailleurs, en écart annuel, le PIB a avancé de 1,6 % versus novembre 2005. Si l'ensemble des secteurs produisant des biens a fléchi de 1,3 % en l'espace de 12 mois, celui produisant des services s'est apprécié de 2,9 %.

À Montréal, le groupe Desjardins note que le repli dans l'extraction pétrolière et gazière peut s'expliquer par le temps relativement doux et que la tendance baissière de la demande en chauffage pourrait continuer de se faire sentir dans le bilan de décembre du PIB. De sorte que l'aperçu de croissance du PIB, pour l'ensemble du trimestre clos le 31 décembre, «n'est pas très encourageant», écrit l'économiste François Dupuis.

Il faudrait un bond de quelque 0,6 points de pourcentage en décembre, en écart mensuel, «pour espérer atteindre notre cible initiale de 1,5 %» (à taux annualisé) et «tout porte à croire que la croissance du PIB sera inférieure».