Grève des vendeurs de souvenirs - Le Centre Bell essuie un revers

La Commission des relations de travail (CRT) a ordonné au Centre Bell de ne pas avoir recours aux employés d'un sous-traitant pour la vente de souvenirs pendant les spectacles parce que ses employés qui s'acquittaient normalement de cette tâche sont en grève.

Dans une décision rendue mardi mais éventée hier, la CRT a estimé que le Centre Bell est en infraction apparente de l'article 109.1 du Code du travail. Celui-ci stipule qu'une compagnie ne peut utiliser les services d'une personne pour faire le travail d'un salarié en grève ou en lock-out lorsque cette personne a été embauchée entre le début des négociations et la fin du conflit. Il interdit aussi le recours aux services d'une personne à l'emploi d'un autre employeur.

Une trentaine d'employés de l'entreprise de George Gillett sont en grève depuis novembre pour contester ce qu'ils affirment être une demande de baisse de salaire de 30 %. Ils ont appris en décembre que la division de l'entreprise qui les emploie les soirs de spectacles a été vendue à une société nommée PromExpert. En ce qui concerne les soirs de hockey, le travail est effectué par une autre division, que M. Gillett souhaiterait également vendre.

«Nous demandons au Centre Bell de reprendre sérieusement la négociation pour régler ce conflit une fois pour toutes», a indiqué dans un communiqué le vice-président du SCEP-Québec (FTQ), Joseph Gargiso. Les employés sont surtout des étudiants qui sont payés à commission.

Le Centre Bell se préparait hier à présenter le spectacle du chanteur pop Justin Timberlake. Il a été impossible de savoir, auprès de la direction, de quelle manière la décision de la CRT allait affecter la vente d'objets promotionnels. La direction a toujours affirmé qu'elle agissait en toute légalité.