Le taux annuel d'inflation est monté à 1,4 %, en novembre

En novembre, la hausse annuelle de l’IPC s’établissait à 1,0 % au Québec, à 1,1 % en Ontario, et à seulement 0,2 % au Nouveau-Brunswick.
Photo: Agence Reuters En novembre, la hausse annuelle de l’IPC s’établissait à 1,0 % au Québec, à 1,1 % en Ontario, et à seulement 0,2 % au Nouveau-Brunswick.

Ottawa — Le taux annuel d'inflation a grimpé en novembre, passant à 1,4 % comparé à 0,9 % en octobre, a rapporté hier Statistique Canada.

L'indice des prix à la consommation (IPC) a accéléré «à mesure que l'effet de la baisse du prix de l'essence s'estompait», explique l'agence fédérale. Le carburant pour la route n'a chuté que de 3,1 % en écart annuel, après des reculs de plus de 14,0 % les deux mois précédents.

En outre les propriétaires fonciers ont vu croître certains frais, notamment le coût des réparations et les frais d'intérêts hypothécaires. Sans le secteur de l'énergie, l'IPC gagnait sur 12 mois 1,8 % en novembre, contre 2,0 % en octobre.

Malgré ce regain d'inflation, la croissance de l'IPC «demeure bien en deça de la moyenne de 2,3 % affichée au cours des cinq dernières années», souligne Statistique Canada. Il s'agit cependant de la première fois en trois mois que l'indice d'ensemble dépasse la barre du 1,0 %.

Au Québec, la hausse annuelle de l'IPC s'établissait à 1,0 % en novembre, en Ontario à 1,1 % et à seulement 0,2 % au Nouveau-Brunswick.

À Montréal, le groupe Desjardins note que la montée de l'IPC d'ensemble en haut de 1,0 % «marque le retour de l'inflation à l'intérieur de la fourchette cible de la Banque du Canada». En excluant les huit composantes volatiles, l'IPC de base de novembre grimpait de 2,2 % en écart annuel, contre 2,3 % en octobre.

Ainsi les risques de pressions inflationnistes «devraient s'estomper rapidement», ce qui permettrait à la banque centrale de d'«entamer un assouplissement de la politique monétaire», écrit l'économiste François Dupuis.

Pour la Banque Nationale, «l'inflation ne constitue pas une menace», de sorte que la Banque du Canada «devra se concentrer bientôt sur une croissance plus faible que prévu», estime l'économiste Éric Dubé.