Des résultats cliniques positifs font grimper l'action de Theratechnologies

L'action de Theratechnologies a monté de plus de 80 %, hier, après que l'entreprise ait annoncé des résultats positifs concernant le développement d'un traitement contre certains des effets secondaires liés aux médicaments contre le VIH.

À la Bourse de Toronto, en après-midi, le titre de l'entreprise avait grimpé de 2,30 $, soit 83,6 %, pour se transiger à 5,05 $.

Plus tôt dans la journée, Theratechnologies a annoncé des résultats positifs concernant son étude clinique de phase 3 sur le TH9507, utilisé pour traiter la lipodystrophie associée au VIH, une condition médicale grave qui touche fréquemment les patients atteints de cette maladie.

L'étude a été conçue pour détecter une diminution de 8 % de la graisse viscérale comparée aux patients soumis au placebo, a indiqué l'entreprise dans un communiqué.

«Après 26 semaines, on a observé chez les patients traités au TH9507 une diminution de 15 % des tissus adipeux comparée à la basale et une différence de 20 % comparée au placebo, a dit l'entreprise. De plus, on a noté une bonne tolérance au TH9507 chez les patients.»

La prochaine étape consiste à confirmer ces résultats par le biais d'une deuxième étude, a affirmé Yves Rosconi, président et chef de la direction de Theratechnologies. Les préparatifs pour cette nouvelle étude en Amérique du Nord et en Europe sont bien engagés et l'entreprise prévoit débuter le recrutement des premiers patients durant le premier trimestre de 2007.

«Le profil d'efficacité et d'innocuité du TH9507 qui émerge est exactement celui que nous souhaitions obtenir, a-t-il dit. Il s'annonce très prometteur comme traitement de l'accumulation excessive de graisse viscérale chez les patients HIV, avec des avantages potentiels comparativement aux autres approches en développement.»

La lipodystrophie associée au VIH est étroitement liée aux régimes thérapeutiques antirétroviraux. Elle est notamment caractérisée «par une accumulation de graisse abdominale et/ou une perte de graisse sous-cutanée périphérique», ainsi que par augmentation du cholestérol et du sucre dans le sang, ce qui favorise le développement de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2.

À l'heure actuelle, aucun traitement n'a encore été approuvé pour cette condition qui touche environ 250 000 patients séropositifs en Amérique du Nord et en Europe.