Bay Street perd des plumes

L’édifice du New York Stock Exchange est illuminé aux couleurs du drapeau américain.
Photo: Agence Reuters L’édifice du New York Stock Exchange est illuminé aux couleurs du drapeau américain.

La Bourse de Toronto a perdu des plumes hier, alors que la vigueur des secteurs des télécommunications et des technologies de l'information n'a pu compenser les reculs des aurifères et des hydrocarbures.

L'indice S&P/TSX a retraité de 81,07 points, à 12 785,20 points, entraîné par le créneau de l'or, qui se dégonflait de 1,4 %, et de l'énergie, affaibli de 2,4 %.

La Bourse de croissance TSX a fait mieux toutefois en gagnant 8,28 points, à 2821,05. Le Nasdaq Canada a quant à lui légèrement plié de 3,03, à 623,31.

«Nous sommes sur une telle lancée que les gens tendent naturellement à réaliser des prises de profits, a commenté le directeur de la recherche de MacDougall, MacDougall & MacTier, Ian Nakamoto. Nul besoin d'être nombreux pour retirer ses billes.»

Le dollar a été ébréché de un centième, à 86,40 ¢US.

Le secteur de l'énergie a été affecté par la descente des cours du pétrole. Au New York Mercantile Exchange, le baril de brut léger pour livraison en janvier se transigeait à 62,21 $US, une soustraction de 1,22 $US. Les mines et métaux ont aussi participé au déclin, en s'allégeant de 1,6 %. Mais les télécommunications ont redressé la tête, gagnant près de 1 %, grâce à la décision de BCE de vendre au prix de 3,42 milliards l'exploitant de satellites Telesat Canada à une nouvelle société d'acquisition formée par l'Office d'investissement des régimes de pensions du secteur public du Canada (Investissements PSP) et Loral Space & Communications, une entreprise établie à New York.

Hier, Statistique Canada a révélé que l'indicateur avancé composite a crû de 0,5 % en novembre, soit près du double de son augmentation révisée à la hausse d'octobre. Le comportement de l'indicateur en novembre est le signe le plus marqué jusqu'ici que le récent ralentissement de la croissance ne devrait pas se prolonger.

Seulement deux des 10 composantes ont diminué en novembre. Il s'agit du plus petit nombre enregistré depuis mai.

Statistique Canada a expliqué qu'un marché boursier en ébullition et de fortes dépenses de consommation ont été les causes principales à l'origine de la croissance, tandis que la forte baisse de la demande américaine de produits fabriqués canadiens s'est atténuée après avoir connu cinq fléchissements consécutifs.

À New York, l'indice industriel Dow Jones a abandonné 4,25 points et s'est immobilisé à 12 441,27 points, tandis que le S&P 500 s'est aussi effiloché de 4,61 points, à 1422,48. Le composite Nasdaq ne s'en est guère mieux tiré: il s'est fixé à 2435,57 points, en perte de 21,63.

Les parquets ont encaissé la nouvelle du département du Commerce, selon laquelle le déficit du compte courant des États-Unis, la mesure la plus exhaustive du commerce, a atteint le niveau record de 225,6 milliards $US au cours du troisième trimestre, soit 3,9 % de plus qu'au deuxième trimestre. Le compte courant évalue les transactions liées au commerce des biens et services de même qu'aux revenus et aux transferts d'investissements comme par exemple les aides de l'État et les envois d'argents d'émigrés dans leur pays d'origine.

De même, les cours boursiers américains ont subi l'influence de nombreuses ventes par les courtiers de titres d'entreprises qui avaient été favorisés plus tôt en journée par une activité fébrile de rachats.

Le Dow Jones a établi en début de séance un nouveau record absolu à 12 490,70 points. «Le marché avait réalisé des gains significatifs la semaine dernière et avait poursuivi sur sa lancée hier à l'ouverture, je crois qu'après ça nous avons assisté à des prises de bénéfices», a commenté Michael Malone, analyste chez Cowen and Co. Mais, «la tendance est toujours à la hausse jusqu'à la fin de l'année et probablement aussi en 2007», a-t-il ajouté.

Wall Street avait été soutenue en début de journée par plusieurs annonces de fusions et acquisitions.

Sur le marché obligataire, le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 4,59 % contre 4,597 % vendredi soir, et celui à 30 ans à 4,71 % contre 4,72 %.