Imax ne veut plus d'une vente ou d'une fusion

Toronto — Une vente ou une fusion d'Imax n'améliorerait pas la valeur pour l'actionnaire, a fait savoir hier l'entreprise, qui se concentrera plutôt sur la croissance de son réseau international et ses projets d'affaires.

Dans un communiqué émis hier après-midi, la direction de la société spécialisée dans le cinéma sur très grand écran a déterminé, après une «longue période d'examen des options stratégiques potentielles», qu'une vente ou une fusion de l'entreprise ne permettra pas d'améliorer la valeur actionnariale.

«Au cours de notre démarche en vue d'explorer les possibilités de vente et de fusion, plusieurs parties ont manifesté leur intérêt à l'égard d'Imax, mais aucune n'a démontré au bout du compte sa volonté d'acquérir la compagnie à une valeur acceptable», ont déclaré dans le communiqué les coprésidents et co-chefs de la direction, Richard L. Gelfond et Bradley J. Wechsler.

Ils ont ajouté qu'ils ont «pleinement confiance» en leur capacité de faire croître de façon profitable le réseau international d'Imax et d'entreprendre de nouveaux projets d'affaires.

Le 9 novembre, le cours de l'action d' Imax avait chuté de près de 30 % pour atteindre son niveau le plus bas en plus de quatre ans, un jour après l'annonce d'une perte nette de 12 millions $US au cours de son troisième trimestre 2006. Ce résultat était largement inférieur aux attentes des analystes.

Depuis août, l'entreprise est visée par un recours collectif en Cour fédérale, à New York, entamé par des actionnaires qui lui reprochent des bilans financiers «faux et trompeurs».

En mars, l'entreprise avait révélé qu'elle avait reçu plusieurs offres non sollicitées et qu'elle envisageait d'accepter l'offre d'un acquéreur qui lui permettrait d'accroître son rythme d'expansion.