Capital de risque - Un fonds de 100 millions pour les technos

Un fonds de 100 millions, nommé GO Capital et géré par la Banque de développement du Canada (BDC), est mis à la disposition d'entrepreneurs québécois désireux d'être soutenus financièrement à l'étape du démarrage de leur entreprise du secteur technologique.

Une attention particulière sera portée aux projets de biotechnologies. Une vingtaine d'entreprises sont visées.

L'annonce de la création de ce fonds de capital-risque a été faite hier, en présence du ministre fédéral de l'Industrie, Maxime Bernier, et du ministre québécois du Développement économique, Raymond Bachand. Outre la Banque de développement du Canada, qui contribuera 60 millions, les autres partenaires de ce fonds seront la Caisse de dépôt et placement du Québec (10 millions), Fier Partenaires d'Investissement Québec (25 millions), le Fonds de solidarité de la FTQ (3 millions) et Fondaction CSN (2 millions).

Pour le ministre Bernier, le fonds GO se situe «dans la lignée du budget 2006 dans lequel le nouveau gouvernement s'est engagé à investir 5,2 milliards en appui direct à la recherche et développement». Pour sa part, le ministre Bachand a indiqué que malgré les nouveaux fonds en capital-risque totalisant un milliard de dollars créés au Québec au cours des trois dernières années, «il y avait quand même une lacune au niveau du démarrage technologique qui demande des capitaux importants».

Le président et chef de la direction de la BDC, Jean-René Halde, a expliqué que le stade de démarrage d'une entreprise comportait une part de risque élevée. «L'inventeur risque de ne pas être un bon gestionnaire et la concurrence risque d'être plus vite que celui qui songe à partir une entreprise», a-t-il dit. Une fois franchie avec succès l'étape du démarrage d'une vingtaine d'entreprises, a-t-il ajouté, il est dans les plans d'accompagner les entrepreneurs tout au long de leur croissance. A ce moment-là, «on va s'adjoindre d'autres partenaires pour les aider», a dit M. Halde.

«La ronde de démarrage est souvent d'un million qui sert à finir le prototype, trouver le concept, mener une petite étude de marché. Par la suite, certaines entreprises auront besoin de 10 millions et d'autres moins», a pour sa part estimé le vice-président directeur des investissements à la BDC, Jacques Simoneau.

«Le fonds est déjà opérationnel. Nous avions déjà des opérations de démarrage en marche», a avancé M. Simoneau. «Il y a des entreprises avec lesquelles on pourrait parler de financement dans les semaines qui viennent.»

La BDC sera l'unique interlocuteur pour les investisseurs. Les autres partenaires, la Caisse de dépôt et Investissement Québec notamment, seront membres d'un comité aviseur, mais la décision reviendra à la BDC, a précisé M. Simoneau. «Ce qui, j'espère, va donner un processus décisionnel plus rapide», a ajouté M. Halde.