Hydro hausse son bénéfice de seulement six millions

Le bénéfice des activités poursuivies d’Hydro-Québec fut pour la période de neuf mois de 2039 milliards de dollars, soit 275 millions de plus que pour la période correspondante de 2005.
Photo: Jacques Nadeau Le bénéfice des activités poursuivies d’Hydro-Québec fut pour la période de neuf mois de 2039 milliards de dollars, soit 275 millions de plus que pour la période correspondante de 2005.

Hydro-Québec n'a augmenté son bénéfice net que de six millions au troisième trimestre, même avec une hausse des ventes d'électricité au Québec. Cette progression des produits a cependant été en grande partie compensée par une diminution des exportations nettes d'électricité. Ce faible écart de six millions s'explique par «une gestion prudente des stocks énergétiques et des conditions de marché particulièrement favorables à l'été 2005», soutient la direction.

Pour les neuf premiers mois de l'année, les revenus ont été de 8,27 milliards, en hausse de 248 millions sur la période correspondante de 2005. Les ventes totales d'électricité ont baissé de 79 millions, alors que les ventes d'électricité au Québec ont augmenté de 189 millions. Sur les marchés hors Québec, les ventes et les achats d'électricité ont diminué respectivement de 268 millions et de 131 millions. Il y a eu cependant au deuxième trimestre un gain de change de 234 millions sur des dettes et des swaps en dollars américains. Le bénéfice net fut pour la même période de 2,9 milliards, en hausse de 1,12 milliard. Par ailleurs, les dépenses ont connu une légère baisse, de 0,5 %, pour se situer à 4,5 milliards.

Dans la présentation de ses résultats financiers, la société d'État accorde une place bien en vue aux activités abandonnées, et pour cause. Le bénéfice provenant de ces activités abandonnées fut de 929 millions dans cette période de neuf mois, en augmentation de 846 millions. La hausse provient de la vente de Transelec au Chili au second trimestre et d'un gain d'environ 38 millions au troisième trimestre provenant de la vente d'une participation dans NQI Latin America, qui est en fait la centrale de Fortuna au Panama.

Le bénéfice des activités poursuivies fut pour la période de neuf mois de 2039 milliards de dollars, soit 275 millions de plus que pour la période correspondante de 2005.

Sur le plan sectoriel, la division production a dégagé un bénéfice net de 1,68 milliard pour les neuf mois, en hausse de 148 millions; il y a eu d'une part un gain de change de 234 millions sur des dettes et swaps et, d'autre part, «la gestion prudente des stocks» a entraîné une diminution des exportations nettes.

Dans la division transport, TransÉnergie a déclaré un bénéfice net de 530 millions, en hausse de 231 millions. Les produits ont été portés à 2,17 milliards grâce à une augmentation de 298 millions attribuable à une décision de la Régie de l'énergie permettant une hausse annuelle de 170 millions des revenus de transport pour couvrir le coût des infrastructures requises pour répondre à la croissance de la consommation au Québec.

Hydro-Québec Distribution a pour sa part déclaré une perte nette de 175 millions, en comparaison d'un bénéfice de 79 millions en 2005. Il s'agit donc d'une baisse de 254 millions, qui provient principalement de la hausse de 298 millions du coût de transport provenant de la division transport. Les ventes d'électricité au Québec ont atteint 6,8 millions, soit une hausse de 199 millions sur 2005. L'augmentation provient essentiellement de l'ajustement des tarifs d'avril 2005 et 2006. Le volume des ventes a cependant baissé de 0,6 TWh, ce qui s'explique surtout par les températures douces du début de l'été. Il y a eu par ailleurs une croissance des charges de 412 millions, dont 298 millions provenant du service de transport.

Les activités de construction ont donné lieu à des débours de 1,36 milliard. Le programme d'investissement de 2006 s'élève à quatre milliards, dont 60 % va à des projets de grands chantiers déjà connus; le reste va aux divisions de transport et de distribution. La société n'a effectué aucun emprunt au troisième trimestre, mais les gains provenant de la vente des filiales ont été réinvestis dans les projets. Au premier semestre, il y a eu des emprunts de 2,3 milliards sur le marché canadien, à un coût moyen de 4,93 %.