Canada-États-Unis - La sécurité accrue à la frontière rend le commerce plus difficile

Les leaders du secteur des affaires ont déploré, lors du Forum américain sur la compétitivité, que la sécurité à la frontière entre le Canada et les États-Unis rendait le commerce beaucoup plus ardu.
Photo: Agence Reuters Les leaders du secteur des affaires ont déploré, lors du Forum américain sur la compétitivité, que la sécurité à la frontière entre le Canada et les États-Unis rendait le commerce beaucoup plus ardu.

Toronto — Le Canada a profité de son entente de libre-échange avec les États-Unis à plusieurs égards, mais la sécurité mise en place après les attentats du 11 septembre 2001 a fait en sorte que le commerce est devenu plus difficile des deux côtés de la frontière, ont déclaré des leaders du secteur des affaires lors du Forum américain sur la compétitivité.

L'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) a aidé, de façon générale, les compagnies canadiennes à devenir plus compétitives et il a fait augmenter le commerce d'une façon importante. Cependant, l'un des plus grands défis de l'ALENA est l'accès de plus en plus difficile au territoire américain.

«La frontière s'élargit, a déclaré hier John Peller, chef de la direction du producteur vinicole Peller, lors du forum mis sur pied par le Conseil des affaires canadiennes-américaines. Il y a beaucoup plus de sécurité maintenant dans "sécurité et prospérité".»

M. Peller faisait alors référence au partenariat nord-américain sur la sécurité et la prospérité, lancé en 2005 par Paul Martin, alors premier ministre du Canada, le président américain George W. Bush et le président mexicain Vicente Fox.

«En ne plaçant pas le commerce à l'avant-plan, nous lançons un bien mauvais message, a-t-il ajouté. Nous cherchons une poignée de terroristes et nous contraignons les efforts de 99,9 % de la population.»

Kelly Johnston, vice-président aux affaires gouvernementales pour Campbell Soup, abondait dans le même sens.

«Certaines des procédures qui nous ont été imposées depuis deux ou trois ans n'apportent aucun bénéfice aux consommateurs, mais entraînent des coûts supplémentaires pour des compagnies comme la nôtre», a-t-il dit.

Ces problèmes doivent être réglés, a ajouté M. Johnston, pour faire en sorte que l'ALENA soit vraiment profitable aux compagnies nord-américaines.