Selon Exportation et Développement Canada - Les exportations devraient croître de 6 % en 2003

Toronto — Grâce à une reprise dans certains secteurs de l'industrie, les exportations canadiennes continueront sur leur lancée et croîtront de 6 % en 2003 — après n'avoir progressé que de 1 % cette année — estime la société d'État fédérale Exportation et Développement Canada.

L'économie mondiale est à mi-chemin d'«une traversée houleuse» et le retour au calme «n'est prévu que pour la fin de 2003», avance dans un communiqué Stephen Poloz, économiste en chef d'EDC. L'organisme fédéral anticipe une croissance de l'économie globale de 2,6 % en 2002 et de 3,5 % en 2003.

Au Canada, l'économie devrait progresser de 3 % cette année — grâce notamment aux exportations qui retrouveraient les niveaux des premiers mois de 2001 — et de 3,7 % en 2003.

Volatilité financière

Le terrorisme, la perte de confiance envers les grandes compagnies, la déconfiture des marchés boursiers et les risques de guerre au Moyen-Orient créent «un degré de volatilité financière et économique rarement atteint», souligne M. Poloz. Parmi ces facteurs, les malversations de grandes sociétés ont «le plus nui», note-t-il, et le déclin des marchés attribuable à «cette série noire rappelle que la consommation en Europe, aux États-Unis au Japon et au Canada [près de 65 % de l'économie mondiale] peut vaciller».

M. Poloz constate aussi chez le consommateur deux changements de cap, soit une nouvelle détermination de «vivre pour le moment présent» ainsi qu'une «perte de confiance face aux marchés de capitaux». De sorte que «les dépenses de consommation ne refléteront pas aussi fidèlement que par le passé une perte de confiance [...] et qu'une baisse des Bourses aura moins tendance à entraîner un repli des dépenses de consommation et de la croissance économique».

En outre «l'intérêt grandissant pour l'habitation ne sera probablement pas qu'une passade», estime encore l'économiste.

Pour la plupart des secteurs industriels, EDC voit en 2003 «un renforcement de l'économie mondiale» et aussi de pouvoir «miser sur des prix plus favorables alors que les secteurs des télécommunications, des ordinateurs, de l'aéronautique et du matériel de transport terrestre continueront d'éprouver des difficultés». Côté machinerie et équipement industriels, la demande reviendra «au ralenti» en raison d'une forte capacité excédentaire.